LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous fêtez les 30 ans de votre collaboration Train + Air, une offre qui permet d'acheter des billets combinant trajets en train et en avion. Que vous apporte cette solution ?
CHRISTOPHE FANICHET — Ces 30 ans sont l'occasion de montrer le travail que nous menons avec Anne [Rigail] au travers du produit Train + Air, dans lequel deux compagnies nationales françaises recherchent la complémentarité pour une seule et même raison : le client. C'est lui qui choisit, et il veut aujourd'hui un parcours le plus fluide possible. Cette fluidité doit aller au-delà du train, au-delà de l'avion, c'est notre conviction.
ANNE RIGAIL — Même si ce partenariat a 30 ans, il s'est intensifié ces dernières années, avec désormais 22 gares sur tout le territoire reliées en train à Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, via la gare de Massy. Cela montre, une fois de plus, que le train et l'avion ne s'opposent plus et sont très complémentaires. Quand il y a une offre de train avec un trajet de trois heures, le client choisit le train dans 70% des cas. Pour deux heures, le train prend 90% des parts de marché. Il y a donc une vraie demande de certains clients pour un mode de transport décarboné, que nous accompagnons. L'avion garde toute sa place pour la connectivité des régions vers le moyen-courrier européen, vers le long-courrier, et parfois sur des trajets moins bien desservis en train. Mais l'enjeu est vraiment de travailler main dans la main. C'est un outil de souveraineté française que d'avoir des acteurs forts qui ont une proposition commune. Sinon, ce sont d'autres acteurs, d'autres hubs aux portes de la France ou de l'Europe qui attireront les passagers.