Législatives: le grand vide des transports
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Le transport public ne s'est pas imposé dans les débats.
PASCAL ROSSIGNOL
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Le transport public ne s'est pas imposé dans les débats.
PASCAL ROSSIGNOL
Pouvoir d'achat, services publics, environnement... Les thèmes sociaux-économiques n'ont pas manqué au cours de cette campagne éclair des législatives. Cela n'aura pas été le cas des transports. Déjà peu présents lors des élections européennes, ils ont été très peu mis en avant dans les programmes des principaux blocs, si ce n'est dans une faible mesure par le Nouveau Front populaire. Et ils ont tout simplement été occultés dans les débats. Une absence que regrettent les associations représentant les usagers et les professionnels du secteur, qui tiennent à rappeler que les transports sont pourtant à la croisée des chemins de nombreux sujets.
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Jean-Philippe Peuziat, directeur du département des affaires publiques de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP), déplore le manque d'intérêt de l'ensemble des partis pour cette question des mobilités, qu'il s'agisse du transport ferroviaire ou des mobilités du quotidien. « Il est important d'offrir aux gens des solutions de transports, dont fait partie la voiture, de façon abordable dans un contexte de contrainte du pouvoir d'achat », explique-t-il, notamment pour les zones rurales et périurbaines qui souffrent du manque de connectivité avec les centres urbains. Ce qui avait joué notamment lors du mouvement des Gilets jaunes de 2018-2019. Et pour lui, cela passe par le développement de l'offre de service public au travers des transports en commun et des trains régionaux, qui revient moins cher que la voiture individuelle.
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