Comme il est de coutume, l'assemblée générale de l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui a pris ses quartiers à Boston le 4 et 5 octobre, est l'occasion de faire le point sur l'état de forme du transport aérien. A l'aune des 18 derniers mois d'une crise sans précédent, l'exercice s'est révélé d'autant plus intéressant. Le redressement de transport aérien dans le contexte de la pandémie de Covid-19 a ainsi largement marqué les débats, que ce soit sur les manières de regagner la confiance des passagers, de faciliter la connectivité en dépit des restrictions sanitaires mais aussi de retrouver un semblant de rentabilité économique.
« La pandémie de COVID-19 qui a pratiquement stoppé l'aviation mondiale en avril 2020 est maintenant pratiquement endémique », a déclaré Willie Walsh, directeur général de l'IATA, en ouverture de sa présentation de l'état de l'industrie du transport aérien. Loin de se montrer fataliste, l'ex-patron de British Airways et du groupe IAG, qui a pris les rennes de l'association le 1er avril, a enchaîné par une énumération de signaux encourageants : un trafic cargo qui dépasse de près de 8 % les niveaux d'avant-crise, la reprise du trafic domestique dans plusieurs pays, le bond dans les réservations internationales lors de l'annonce de la réouverture des frontières entre l'Europe et les Etats-Unis, prévue en novembre.