Zéro émission nette de CO2 d'ici à 2050 : le pari fou de l'aviation
Léo Barnier, à Boston
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'IATA adopte une résolution pour atteindre le zéro émission nette d'ici 2050.
Reuters
Léo Barnier, à Boston
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'IATA adopte une résolution pour atteindre le zéro émission nette d'ici 2050.
Reuters
Après avoir été reportée puis s'être finalement tenue de manière dématérialisée en 2020, l'assemblée générale de l'Association internationale du transport aérien (IATA) a pris ses quartiers à Boston le 4 et 5 octobre. L'occasion pour 700 représentants de l'industrie de se retrouver physiquement pendant deux jours et d'aborder les principaux sujets du secteur. Parmi eux, la question environnementale s'est retrouvée propulsée au premier plan avec la mise au vote d'une résolution d'engagement à réduire les émissions de CO2 de manière drastique à long terme. Les membres de l'association se sont ainsi engagés à atteindre le « zéro émission nette » d'ici à 2050, reprenant non seulement un vieux rêve évoqué dès 2007 par le directeur général de l'Iata de l'époque, Giovanni Bisignani, mais aussi et surtout les objectifs déjà établis en Europe avec le Fit for 55 cet été. Un pari fou alors que l'objectif jusqu'ici était déjà extrêmement ambitieux puisqu'il visait à diminuer les émissions du secteur de 50% d'ici à 2050 par rapport à 2005. Ceci alors que le trafic aérien est appelé à croître fortement d'ici-là.
Willie Walsh, l'actuel patron de l'IATA a donc appelé à un « changement fondamental » et a visiblement été entendu par les compagnies membres : celles-ci ont approuvé quelques minutes plus tard la résolution proposée par le conseil des gouverneurs sous la présidence de Carsten Spohr, directeur général du groupe Lufthansa.
À lire également
Lors de la mise au vote de cette résolution, un seul commentaire est venu de la salle, exprimé par un représentant de la compagnie Saudia. Celui-ci a pointé la question des technologies éligibles pour l'atteinte du zéro émission nette. Ce à quoi Willie Walsh a répondu que l'IATA était agnostique sur les technologies à adopter pour construire cette trajectoire jusqu'en 2050 : « Nous allons identifier de nouvelles mesures pour atteindre cet objectif et encourager toute nouvelle technologie qui pourrait y contribuer. »
Léo Barnier, à Boston