Le sort du transporteur MoryGlobal et de ses 2.150 salariés semble définitivement scellé après le retrait annoncé vendredi 27 mars de la principale offre de reprise, rendant inéluctable sa "liquidation totale". Les Transports Malherbe ont en effet retiré leur offre de reprise partielle, la plus importante, qui portait sur 141 personnes, ont indiqué à l'AFP des syndicats et l'acquéreur potentiel, précipitant la société "vers une liquidation totale" selon la CGT.
Malherbe a fait jouer une clause suspensive en raison d'une baisse du chiffre d'affaires, a indiqué Stéphane Boudaud, délégué du personnel. Sollicité, le candidat à la reprise a confirmé le retrait de l'offre, sans en préciser les raisons.
"Il n'y aura pas de repreneur" car toutes les autres offres ont été "rejetées" par l'administrateur judiciaire, a ajouté Jean-Claude Hacquard (CGT), selon lequel "on va vers une liquidation totale".
En tout, trois offres ont été retirées, sur les huit déposées initialement au tribunal de commerce de Bobigny depuis le placement de MoryGlobal en redressement judiciaire le 10 février, a précisé le syndicaliste.
Pour Denis Jean-Baptiste, le secrétaire du comité d'entreprise de MoryGlobal, l'offre de Malherbe "n'aurait dans tous les cas pas été retenue par l'administrateur judiciaire", en raison du nombre insuffisant de salariés repris.
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Le transporteur normand ne prévoyait que "la reprise des activités affrètement et logistique" de MoryGlobal, selon une source proche du dossier.
Or, "l'essentiel de l'activité, c'est la messagerie, qui emploie 90% de l'effectif", avait précisé cette source à l'AFP.
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La société MoryGlobal est née en 2014 après la faillite de Mory Ducros, ancien numéro 2 de la messagerie en France. Près de 2.800 personnes avaient alors été licenciées dans ce qui reste un des plus vastes plans sociaux de l'ère Hollande.
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