Le Centre-Val de Loire, comme l'Occitanie et la Bretagne, deux autres régions tenues par la gauche où le réseau ferré est resté dans le giron de la SNCF, sera-t-il prêt fin 2031 pour permettre à des opérateurs privés de gérer des lots de voies ferroviaires ? La question a été posée le 7 avril dernier par le groupe centriste du conseil régional piloté par l'ancien ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, rejoint par les Républicains conduits par le député de l'Indre Nicolas Forissier.
« Depuis que la majorité régionale a fait le choix en 2022 de renouveler jusqu'en 2031, sans mise en concurrence, la convention avec SNCF Voyageurs pour l'organisation du service public de transport, aucun travail d'anticipation n'a été engagé pour préparer cette ouverture à la concurrence, explique le patron des centristes régionaux. Il s'agit notamment d'identifier les besoins des usagers et des territoires, en partageant les enjeux économiques de cette ouverture, et de définir les perspectives d'amélioration du service public de transport ferroviaire.
Pour mettre un terme à l'inertie supposée de la majorité sur cette question, les deux groupes d'opposition ont donc demandé la mise sur pied d'une mission d'information et d'évaluation dédiée à l'avenir du service public de transport ferroviaire. « Nous voulons ainsi nous assurer que l'exécutif régional travaille réellement sur l'ouverture à la concurrence du réseau des TER dont il a la charge. Il s'agit d'une procédure longue à mettre en œuvre qui nécessite un travail de fond, renchérit Nicolas Forissier.