Intercités : la SNCF dame le pion à la concurrence
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La SCNF va garder l'exploitation des lignes Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.
GONZALO FUENTES
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La SCNF va garder l'exploitation des lignes Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.
GONZALO FUENTES
La position dominante de la SNCF dans le paysage ferroviaire français a encore de beaux jours devant elle. Alors que les appels d'offres commencent à se multiplier, elle n'a laissé jusqu'ici que des miettes à la concurrence. Cela s'est encore confirmé ce mardi 28 janvier, avec l'attribution de l'exploitation des lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon à SNCF Voyageurs - l'opérateur ferroviaire du groupe. Ce dernier a ainsi devancé le nouvel entrant Le Train, qui fondait d'importants espoirs sur cet appel d'offres, et le groupe espagnol Renfe.
Si le volume de trafic de ces deux lignes est loin d'être structurant pour SNCF Voyageurs - avec un potentiel autour d'un million de voyageurs par an chacune, là où l'opérateur en transporte plusieurs millions par jour sur ses TGV, TER et Transilien -, cette attribution est néanmoins symbolique. C'est la première à être réalisée dans le cadre de la mise en concurrence des trains d'équilibre du territoire (TET), qui sont administrés par l'État. D'autant que ce dernier avait connu un échec peu glorieux lors d'une première tentative en 2020, avec un appel d'offres déclaré infructueux après le retrait de trois des quatre candidats.
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En tant qu'autorité organisatrice, l'État a justifié ce choix en indiquant que SNCF Voyageurs « présente (...) une meilleure qualité de service, une plus forte ambition sur l'offre de transport et la fréquentation ; elle est aussi la plus compétitive au plan économique pour l'État, garant de l'équilibre financier de ces lignes. » Dans un communiqué, il indique que plusieurs tours ont eu lieu où chaque candidat a amélioré son offre.