Présidentielle 2017 : comment améliorer la mobilité des Français ?

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De ce cahier de doléances que sont les états généraux de la mobilité, pour citer Louis Nègre, il ressort notamment la nécessaire création d'un Ministère de la Mobilité de plein exercice.
De ce cahier de doléances que sont les états généraux de la mobilité, pour citer Louis Nègre, il ressort notamment la nécessaire création d'un Ministère de la Mobilité "de plein exercice". (Crédits : Jonathan Joseph Bondhus/CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons)
Les organisateurs des Etats généraux de la mobilité ont rendu leurs conclusions au Sénat, sous la forme de 70 propositions écrites pour améliorer la fluidité des déplacements des Français. Tour d’horizon.

Le droit à la mobilité est indispensable. "Tout le monde se déplace tous les jours", ne cesse de marteler Louis Nègre, sénateur LR des Alpes-Maritimes, président du Gart (le Groupement des autorités responsables de transport), et co-président de TDIE. Pourtant, les transports ne figurent que trop rarement dans le débat public aux yeux de l'élu : "Les candidats à la présidentielle n'en parlent pas".

C'est pourquoi, comme à chaque présidentielle depuis 2002, le think tank TDIE, qui rassemble professionnels et acteurs publics du monde des transports, portera à l'attention des candidats à la présidentielle une analyse, des questionnements, et les invitera à répondre à un questionnaire écrit avant de participer à un débat le 22 mars.

En attendant, à l'issue des États généraux de la mobilité durable et de six mois de consultation, les autorités organisatrices de transport, les voyageurs et les entreprises du secteur ont rendu publiques leurs 70 recommandations pour la mobilité de tous les Français. Objectif : permettre à tous les citoyens d'accéder à ce droit indispensable.

Un Ministère des Transports et de la Mobilité et une TVA à 5,5%

Parmi ces 70 recommandations, les organisateurs mettent en avant tout particulièrement six propositions, selon eux, prioritaires.

A commencer par la création d'un Ministère des Transports, de la Mobilité et des infrastructures de plein exercice, auquel serait confié le pilotage de la délégation interministérielle à la sécurité routière. Condition sine qua non en vue d'avoir "une vision prospective de l'aménagement de notre territoire et un poids politique suffisant", expliquait Louis Nègre, mardi, lors d'une conférence de presse. Celui-ci précisait d'ailleurs en préambule que le "bouleversement du paysage des transports avec les nouvelles mobilités, les startups, l'opendata" devait conduire à la définition d'un nouveau cadre. Le terme de "mobilité" semble ainsi, selon lui, mieux correspondre au contexte actuel que celui, ancien et dépassé, de "transport".

Autre impératif : revenir à une TVA de 5,5% comme en Suède, au Portugal ou en Grande-Bretagne, car les transports du quotidien sont un service de première nécessité.

Ils évoquent également la nécessité d'élaborer une véritable loi de programmation financière "pour sanctuariser le versement transport (contribution locale des employeurs pour financer les transports en commun) et augmenter les ressources de l'AFITF (agence de financement des infrastructures de transport de France) à hauteur de ses engagements", afin d'avoir une vision à cinq ans.

L'importance d'instaurer un véritable service minimum

Il faudrait en outre soutenir financièrement l'acquisition de véhicules de transport public à faibles émissions et l'adaptation des réseaux, et lancer le quatrième appel à projets TCSP (transports collectifs en site propre) pour assurer la transition énergétique.

Il semble également indispensable de travailler sur l'exercice du droit de grève et du droit de retrait, et sur l'instauration d'un véritable service minimum dans les transports en y associant les parties prenantes.

Sans oublier de permettre aux Régions d'expérimenter l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional.

Bref. Les idées ne manquent pas. Reste à voir si les auteurs de ces 70 propositions parviendront à sensibiliser les candidats à la présidentielle. Et surtout si ces suggestions retiendront leur attention.

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a écrit le 11/03/2017 à 16:43 :
Il faudrait surtout HARMONISER au niveau du sous-continent toutes les façons de TAXER l'utilisation des autoroutes (avec de moindres bouchons aux péages sur celles-ci...!), donc de les supprimer en les remplaçant par la méthode suisse et allemande, avec taxation / péage à l'entrée du pays, et là seulement !

Quelles économies énormes..., de perte de temps..., de consommation d'essence inutiles..., de pollutions dangereuses, d'effet de serre !§!

Qu'attend-on pour être en accord de partout avec la COP 22..., quand les simplifications sont si simples (les péages frontaliers sont déjà là !
a écrit le 10/03/2017 à 20:47 :
La mobilité reste un problème lié au développement des sociétés humaines. Le texte ci-dessus met en exergue le panel des solutions déjà existantes qui devront être améliorées au fil de l'évolution technologique. Cependant une mobilité n' a pas été traitée. Celle de la mobilité virtuelle. Je pense que ce développement va contribuer largement au progrès social et commercial. S'en suivra obligatoirement une résonance écologiste.
a écrit le 09/03/2017 à 14:17 :
Améliorer la mobilité des français c'est leur évité d'avoir a se déplacer!
a écrit le 09/03/2017 à 9:05 :
....C'est l'inverse qu'il faudrait faire, réduire la mobilité. Mobilité qui est avant tout de l'agitation, du gaspillage de temps, d'énergie, source de pollution. Plutôt que de s'obstiner à concentrer les activités dans les agglomérations et évidemment construire toujours plus d'infrastructures de transport, il faut créer les conditions pour exporter une partie des villes à la campagne. Avec le grossissement des villes, l'espace disponible pour les infrastructures de mobilité se réduira d'autant, les problèmes iront donc croissant, avec pour corollaire une insécurité grandissante.
a écrit le 09/03/2017 à 8:52 :
"Il semble également indispensable de travailler sur l'exercice du droit de grève ..."
C'est vrai que ça fait "ch..r" quand il y a des grèves, mais remettre en cause le droit de grève est une atteinte à la liberté, une dérive totalitaire.
a écrit le 09/03/2017 à 7:52 :
Avec un permis à 2000 E ?
a écrit le 08/03/2017 à 18:36 :
Bonjour , je suis encore surpris de voir que les élus ne voient dans la mobilité qu'un problème de transport en commun sans ajouter logement, école, mobilité du conjoint.
Frais de ventes et d'achats d'un logement (Banque , notaire)
Frais d’agence pour les locataires
Place en crèche ou dans les écoles
Liaison internet dans le cadre du télétravail ( changer de travail sans forcement déménager) de plus en plus en vogue dans le tertiaire.
Je dois surement en oublié mais vraiment ce n'est pas seulement un problème de bus.

De plus c'est encore pensé que l'on doit concentré les emploie dans les même bassins qu'actuellement. Hors sauf miracle si on ne repense pas un peu l’aménagent du territoire il est illusoire de penser qu'on pourra indéfiniment créer de nouvelle ligne de bus métro tramway dans des agglomérations surchargées

Mais effectivement un réseau bien organisé, fiable améliore toujours les choses. Mr Louis Nége ne devrait avoir de mal à trouvé des idées amélioration. Les Alpes Maritimes4 grandes villes (Nice Antibes Cannes Grasse) 4 réseaux de transport en commun. Un départements champion dans les retards de train. Pénurie de logement pour les actifs. Tarifs des logements très au dessus de la moyenne nationale etc ...
Réponse de le 09/03/2017 à 12:15 :
Réflexion fort juste. Je rajouterais les frais de péage qui sur certains axes sont clairement des freins à la mobilité.
a écrit le 08/03/2017 à 17:53 :
Ne dites pas 10% de frais de notaire,en effet c 'est entre .4 et 1 % pour le notaire et le reste c'est un impôt, ne l'oublions pas.
a écrit le 08/03/2017 à 17:35 :
Mouais, ramener la TVA à 5,5%, je crois que Sarko l'a fait et on sait ce que cela a donné :-)
a écrit le 08/03/2017 à 17:24 :
Incroyable comme personne n'est capable de penser à l'endroit dans ce monde!

Si quelqu'un doit changer de job et en trouve un autre à 100km il fait comment? Ce n'est pas une question de transport, c'est une question d'immobilier : si pour chaque nouvel emploi on perd 10% de frais de notaire, on ne bouge jamais, du coup on a un logement qui devient excentré et qu'on ne peut changer à cause de ce cout stupide. Les conséquences en termes de CO2 sont effroyables, tout comme celles en terme de qualité de vie. Il faut ouvrir les yeux sur ce point : on ne peut pas demander une grande mobilité à la population avec le boulet des frais de notaire au pied!
Soyez un peu logique!
Réponse de le 08/03/2017 à 17:52 :
le probleme n est meme pas qu une perte de 10 % suite aux droits de mutation. si vous savez la "chance" de perdre votre travail car le seul gros employeur du coin vient de couler, vous vous retrouvez avec un credit sur le dos et une maison invendable (qui va acheter dans un coin ou il n y a pas de travail et ou il y plein de vendeurs qui comme vous veulent partir ?)

C est le systeme francais d incitation a devenir proprietaire qu il faut supprimer. c est pas un hasard si les pays qui vont bien comme la suisse ou la RFA ont peu de proprietaire alors que les pays a la ramasse (grece, espagne ...) ont plus de proprietaire que nous en %

Par contre evidement, supprimer les subvention fiscales au batiment va faire hurler les accros: les promoteurs (comment vendre du Pinel ?) et les baby boomers (quo je vais pas faire la culbute avec mon pavillon achete en 1970 ? )
a écrit le 08/03/2017 à 14:29 :
Bref, on recherche a recréer ce qui existait, il y a pas si longtemps: de bon service public!
a écrit le 08/03/2017 à 13:50 :
75% des travailleurs prennent la voiture, sans doute encore plus pour les courses etc.
Et ceci ne peut que se développer avec la mobilité encouragée (et nécessaire, changer de travail, ou en trouver un, travail des couples)
Promouvoir les transports en commun dans ce contexte est une fumisterie.
Mais reconnaitre ses erreurs, chez les politiciens... sans parler des errements.
Réponse de le 08/03/2017 à 17:56 :
pas forcement. Je vis en suisse. un endroit ou les transport en commun marche bien. donc pas mal de deplacement en transport en commun car on est pas oblige de poiroter 30 min pour avoir un bus. et dans certains cas, c est meme plus rapide. aller a zurich en voiture le matin est l enfer (bouchon) s y garer est ruineux et une epreuve pour les nerfs. le train a l avantage de me permettre d arriver au travail sans m etre paye une crise de nerf mais au contraire en ayant pu lire tranquille

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