Présidentielle 2017 : les transporteurs attendent les candidats au tournant

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Pour préparer sa réflexion, le Conseil scientifique de TDIE a travaillé à partir de six thématiques qui structurent l'analyse des enjeux et la définition des propositions : fret et logistique, avenir du système ferroviaire français, un nouveau regard sur la route, etc.
Pour préparer sa réflexion, le Conseil scientifique de TDIE a travaillé à partir de six thématiques qui structurent l'analyse des enjeux et la définition des propositions : fret et logistique, avenir du système ferroviaire français, un nouveau regard sur la route, etc. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Le think tank TDIE, qui rassemble professionnels et acteurs publics du monde des transports de voyageurs et de marchandises organisera le 22 mars un débat avec les candidats. Objectif : définir et mettre en oeuvre une politique des transports durable et soutenable.

"Le transport est essentiel pour les citoyens mais aussi pour les entreprises et l'économie du pays. Il est légitime et nécessaire de porter le débat sur la place publique", répétaient récemment Philippe Duron, Député du Calvados, et Louis Nègre, Sénateur des Alpes-Maritimes, coprésidents de TDIE, aux côtés de Michel Savy, Président du Conseil scientifique, lors de la présentation de la démarche de réflexion menée par TDIE pour sensibiliser les candidats à l'élection présidentielle aux enjeux de la politique des transports pour les prochaines années.

Et pour cause, si le rôle de la puissance publique est toujours central dans l'organisation des systèmes de transport, qu'il s'agisse de l'aménagement des réseaux d'infrastructures, de la définition des objectifs des politiques publiques, de la définition des normes ou de la régulation des relations entre les différents opérateurs, selon le groupe de réflexion, la politique des transports, elle, est rarement au cœur du débat politique national.

Et Louis Nègre d'insister :

"C'est étrange car tout le monde se déplace tous les jours. La mobilité un élément important du quotidien des Français. Pourtant ce thème ne transparaît jamais dans la campagne présidentielle. C'est pourquoi nous avons lancé l'idée d'un débat avec les candidats ou leurs représentants il y a 5 ans. Et nous allons récidiver cette année!"

Les enjeux d'une politique nationale des transports

TDIE souhaite donc contribuer à l'identification des enjeux d'une politique nationale des transports pour que celle-ci ait la place qu'elle mérite dans le projet de mandat, en suscitant l'expression des propositions et des orientations portées par les candidats à la magistrature suprême.

Ainsi, comme à chaque présidentielle depuis 2002, le think tank TDIE, qui rassemble professionnels et acteurs publics du monde des transports, portera à l'attention des candidats à la présidentielle une analyse, des questionnements, et les invitera à répondre à un questionnaire écrit avant de participer à un débat le 22 mars.

Pour préparer sa réflexion, le Conseil scientifique de TDIE a travaillé à partir de six thématiques qui structurent l'analyse des enjeux et la définition des propositions : fret et logistique, avenir du système ferroviaire français, un nouveau regard sur la route, développement des systèmes de mobilité intégrés, décarbonation des transports, financement et tarification des infrastructures. De quoi cogiter et nourrir le débat.

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a écrit le 08/03/2017 à 17:28 :
Il faut mettre un terme aux poids lourds, sauf pour les convois spéciaux bien entendu, qui nous coûtent bien plus chers qu'ils nous rapportent et taxer tout ceux qui traverserons le pays.
Réponse de le 09/03/2017 à 7:13 :
Les tarifs du train sont largement dissuasifs !
Réponse de le 09/03/2017 à 9:06 :
JE suis d'accord avec vous le train est bien trop cher mais sachant que le lobby pétrolier est très bien implanté au sein du pouvoir français on peut raisonnablement y voir une relation de cause à effet.

Sous sarkozy un député français s'est fait épinglé parce que touchant 200000 euros par an de TOTAL pour faire du lobbying.

Un hasard certainement...

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