Présidentielle 2017 : des états généraux pour replacer la mobilité au coeur des débats

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Les états généraux font en sorte que toutes les parties prenantes puissent s'exprimer.
Les états généraux font en sorte que toutes les parties prenantes puissent s'exprimer. (Crédits : Décideurs en région)
Campagne présidentielle oblige, les états généraux de la mobilité durable entament leur tour de France, dans le but de remettre les transports et la mobilité à l'honneur.

Mo-bi-li-sez-vous. Un regroupement d'acteurs des transports publics a décidé de se positionner dans le débat de la campagne présidentielle en lançant "les états généraux de la mobilité durable". En effet, "le transport et la mobilité sont complètement absents du débat public", déplore Louis Nègre, sénateur (LR) des Alpes-Maritimes, premier vice-président de la Métropole Nice Côte d'Azur et président du GART (Groupement des autorités responsables de transport):

 "Aujourd'hui la mobilité n'est pas un élément du débat national, alors que cela vient nourrir le débat en matière d'emploi par exemple". Pourtant, ce n'est pas faute d'intéresser tous les Français. "Paradoxalement, dans les élections régionales, le transport est au cœur du discours", constate-t-il. "Il y a un vrai rattrapage à faire au niveau national".

D'où cette démarche de lancer des états généraux, entreprise par la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT), la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), le GART, Régions de France, Transport Développement Intermodalité Environnement (TDIE) et l'Union des Transports Publics et ferroviaires (UTP).

Une vaste consultation

De quoi s'agit-il ? "Etats, pour évoquer la situation, comment chaque citoyen le ressent, et généraux est synonyme d'ouverture, qui se symbolise par un nombre plus important de partenaires", explique en préambule de la conférence de presse de présentation Louis Nègre. Concrètement, ces états généraux se déroulent en trois étapes. La première, terminée depuis le 31 août, consistait en une consultation en ligne ouverte à toutes les parties prenantes, autour de cinq thèmes (la qualité de service, la transition énergétique et la santé publique, le financement et le modèle économique, l'intermodalité et la multimodalité et la desserte des territoires peu denses), et à laquelle 468 répondants ont contribué.

Puis six débats auront lieu dans les régions d'ici la fin de l'année, à partir du 26 octobre, à Lille d'abord, puis à Lyon le 9 novembre, à Marseille le 24 novembre, à Bordeaux le 12 décembre. C'est Strasbourg qui fermera la marche le 22 décembre. Enfin, l'ensemble des contributions et mesures préconisées en ligne et lors des réunions régionales seront rassemblées dans un document commun qui fera l'objet d'une présentation nationale et d'une conférence de presse qui se tiendront à Paris en mars 2017.

De nouveaux acteurs qui répondent aux besoins des usagers

Avec l'ambition de permettre à toutes les parties prenantes de s'exprimer. Car aujourd'hui, "le paysage change par rapport à il y a dix ans, avec par exemple les trottinettes, l'impact du numérique et des nouvelles technologies", précise Louis Nègre, évoquant des "ruptures sociétales par rapport à l'offre". Il note ainsi que l'excellence des trains et des trams ne suffit plus pour répondre à la demande des citoyens, qui décident d'aller vers d'autres déplacements et adoptent avec enthousiasme les cars Macron, le covoiturage en Blablacar ou encore les chauffeurs privés avec Uber. Autant d'acteurs qui doivent faire partie du débat, étant donné qu'ils répondent aux besoins des usagers, avides de souplesse et de moindres prix, explique-t-il.

Le sénateur évoque en outre une rupture technologique, avec notamment la question de la billettique embarquée sur smartphone. Il rappelle à cet égard "la problématique de de l'investissement public dans la mobilité":

"Il faut trouver des solutions plus efficaces et moins coûteuses sur le plan technologique et organisationnel. Il n'est pas sûr que tous les experts aient toutes les solutions. C'est pour ça que les citoyens doivent être entendus".

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Commentaires
a écrit le 17/11/2016 à 6:56 :
"le transport et la mobilité sont complètement absents du débat public", déplore Louis Nègre" il ne manque pas d'humour lui qui limite la vitesse des vélos sur piste cyclable, alors que les vélos n'ont pas de compteur de vitesse de série, c'est homme et visiblement un clown.

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