SNCF : Alstom et Bombardier seuls en lice pour le méga contrat du RER nouvelle génération

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Ce méga contrat porte sur la fourniture de 271 trains, qui seront mis en service à partir de 2022. Les RER nouvelle génération sont destinés dans un premier temps au RER E, le projet Eole, qui doit être prolongé vers l'ouest en 2022, puis au remplacement des trains du RER D.
Ce méga contrat porte sur la fourniture de 271 trains, qui seront mis en service à partir de 2022. Les RER nouvelle génération sont destinés dans un premier temps au RER E, le projet Eole, qui doit être prolongé vers l'ouest en 2022, puis au remplacement des trains du RER D. (Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)
L'entreprise espagnole CAF a confirmé ne plus être dans la course. Ses capacités de production seraient insuffisantes selon un audit évoqué par la publication spécialisée Mobilettre.

Voilà une bonne nouvelle pour les employés d'Alstom et de Bombardier, alors que l'Etat a annoncé début octobre un plan prévoyant notamment la promesse d'anticiper des commandes de rames de TGV face au risque d'une fermeture du site historique d'Alstom à Belfort. Les deux constructeurs ferroviaires sont en effet désormais seuls en lice pour le méga contrat du RER nouvelle génération (RER NG), évalué à 3,7 milliards d'euros, leur concurrent espagnol CAF ayant confirmé mercredi à l'AFP avoir été écarté de l'appel d'offres.

Un audit défavorable au constructeur espagnol

Deux mois après l'annonce de la quasi-fermeture de l'usine Alstom de Belfort, berceau de la construction des TGV, l'argument retenu par la SNCF pour éliminer CAF de la course est sa capacité de production de trains, jugée insuffisante pour livrer 70 rames par an à partir de 2021, basé sur un audit selon la publication spécialisée Mobilettre.

"Nous ne participons plus à l'appel d'offres", a confirmé à Reuters un porte-parole de CAF en expliquant que le groupe avait reçu un courrier fin octobre en ce sens de la SNCF, qui pilote l'appel d'offres au nom du STIF, l'établissement public des transports d'Ile-de-France. Pourtant, "nous avons démontré que nous sommes capables de faire des grandes productions (...). C'est pour ça que nous ne sommes pas tout à fait d'accord, c'est un euphémisme, pour dire que nous n'avons pas les capacités de production", a réagi Francis Nakache, DG France de CAF.

Pour rappel, CAF était en lice, aux côtés du groupement Alstom-Bombardier, pour remporter ce contrat évalué à 3,7 milliards d'euros (l'équivalent du prix de 130 TGV), l'un des plus importants de l'histoire du rail en France. Il porte sur la fourniture de 271 trains, qui seront mis en service à partir de 2022. Les RER NG sont destinés dans un premier temps au RER E, le projet Eole, qui doit être prolongé vers l'ouest en 2022, puis au remplacement des trains du RER D.

S'il avait été retenu, CAF aurait fabriqué une partie des RER dans son usine française de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), qui compte une centaine de salariés, et prévoyait 500 à 600 embauches. Le reste aurait été confié à des sites espagnols.

Offre définitive le 7 novembre

Bombardier a de son côté précisé à l'AFP être en train de préparer son offre définitive, dans le cadre du consortium qu'il a formé avec Alstom. "On nous a demandé de la remettre pour le 7 novembre", a précisé une porte-parole du constructeur canadien. Le résultat de l'appel d'offres est attendu début 2017.

La SNCF a indiqué que l'appel d'offres suivait son cours et qu'une décision serait prise d'ici la fin de l'année.

Lire aussi > Alstom : Ces 5 contrats qui peuvent sauver Belfort selon l'Etat

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 03/11/2016 à 20:05 :
Après on râle quand les polonais font la même chose avec les hélicoptères.
Des mêmes règles pour tout le monde.
a écrit le 03/11/2016 à 14:45 :
Très bien d'investir dans du matériel français, bravo au gouvernement ! Faut savoir ce que l'on veut, une France industrielle ou pas, pour ça il faut acheter made in France ou made in Europe !

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