Taxify lève 175 millions de dollars et assoit son statut de challenger d'Uber

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Markus Villig a fondé Taxify en 2013 alors qu'il n'avait que 19 ans. Aujourd'hui, la société est déployée dans 25 pays, compte 10 millions d'utilisateurs et est valorisé un milliard de dollars.
Markus Villig a fondé Taxify en 2013 alors qu'il n'avait que 19 ans. Aujourd'hui, la société est déployée dans 25 pays, compte 10 millions d'utilisateurs et est valorisé un milliard de dollars. (Crédits : Reuters)
La plateforme VTC estonienne est parvenue à lever 175 millions de dollars chez Daimler, mais également le chinois Didi qui a renouvelé son investissement dans l'entreprise désormais valorisée un milliard de dollars. Taxify veut accélérer son développement et s'imposer directement face à Uber.

Dix mois après la levée de fonds très remarquée qui a fait entrer le chinois Didi sur le marché européen, Taxify vient d'annoncer un tour de table (cette fois chiffrée) conséquent de 175 millions de dollars. Cette opération valorise Taxify un milliard de dollars et propulse l'entreprise estonienne dans le club des Licornes.

Fleur Pellerin fait parti du tour de table

Cette levée de fonds fait entrer le groupe Daimler dans le capital de la plateforme VTC, mais également Taavet Hinrikus, cofondateur de Transferwise, et la société de capital-risque fondée par Fleur Pellerin, ancienne ministre française de la Culture et du Numérique, Korelya Capital. Le groupe chinois Didi, leader du secteur des VTC en Chine, remet également au pot dans ce nouveau tour de table.

Aucun détail n'a filtré sur la ventilation de la levée de fonds, mais il semblerait que l'essentiel serait pris en charge par le groupe automobile allemand Daimler puisqu'il entre directement au conseil d'administration de Taxify. Chez Taxify, on confirme néanmoins que les trois fondateurs restent aux commandes de l'entreprise et sont majoritaires.

Deux actionnaires très ambitieux

Taxify se retrouve ainsi avec deux actionnaires qui nourrissent de fortes ambitions. Le Chinois Didi n'est plus ni moins la première plateforme VTC du monde depuis qu'il a réussi à évincer Uber de son territoire. Il passe le plus clair de son temps à lever des fonds (à coups de milliards de dollars) et à racheter des plateformes locales comme le singapourien Grab, l'indien Ola ou le brésilien 99. De son côté, Daimler a clairement affiché ses ambitions dans les nouvelles mobilités. Après avoir fusionné son système de voitures partagées Car2Go avec DriveNow (BMW), le groupe allemand a multiplié les acquisitions dans les plateformes VTC, comme le français Chauffeurs Privés.

La plateforme fondée en 2013 par l'estonien Markus Villig, alors âgé de 19 ans, veut financer le développement technique qui nécessite de lourds investissements dans les algorithmes.

"L'entreprise utilisera ces fonds pour poursuivre son développement technologique et continuer à travailler sur les meilleures façons de se déplacer dans les villes, en particulier sur les marchés intérieurs en Europe et en Afrique", peut-on lire dans un communiqué plutôt laconique sur les objectifs de cette colossale levée de fond.

Taxify veut s'imposer face à Uber

Taxify revendique une dynamique de croissance parmi les plus fortes du secteur et compte, après seulement cinq ans d'existence, près de 10 millions de clients et 500.000 chauffeurs dans 25 pays en Europe et en Afrique. La société fonde sa stratégie sur une commission de 15% seulement (contre 25% pour Uber). Elle s'emploie à maintenir une structure de coûts extrêmement compétitive. Elle est ainsi parvenue à s'imposer dans près de 25 pays avec en tout et pour tout 500 salariés (hors chauffeurs).

La société est implantée en France sous l'appellation Txfy depuis octobre dernier. Elle s'est déployée à Paris et Lyon, et revendique une croissance à deux chiffres, la positionnant comme l'un des principaux challengers d'Uber.

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