XL Airways cloue sa flotte au sol et arrête tous ses vols

 |   |  250  mots
(Crédits : Marko Djurica)
La compagnie en redressement judiciaire arrête tous ses vols ce lundi. Une audience se tiendra ce mercredi au tribunal de commerce de Bobigny.

La décision est terrible pour XL Airways. Une semaine après avoir été placée en redressement judiciaire, la compagnie arrête tous ses vols à compter de ce lundi 30 septembre à 15h00 dans l'attente, mercredi, d'une décision du tribunal de commerce de Bobigny sur une éventuelle reprise, a annoncé la compagnie aérienne.

Aucune offre ferme

Sans repreneur d'ici-là, le transporteur sera probablement liquidé. Samedi, lors de la date limite pour le dépôt des offres de reprise, aucune offre ferme n'avait été déposée. Il n'y avait eu que des marques d'intérêt.

"Il y a des offres, mais qui ne sont pas financées en l'état, du moins on n'a pas les marques de financement", avait déclaré samedi l'avocat de la compagnie, Laurent Cotret.

"On travaille sur des marques d'intérêt extrêmement sérieuses, qui viennent de gens sérieux, et qui méritent d'être étudiées jusqu'au bout. Il est encore trop tôt à cette heure pour pouvoir se prononcer et pour pouvoir dire si on aura ou pas d'offre sérieuse dans ce dossier", précisait l'avocat, qui a évoqué des discussions en cours avec des compagnies internationales.

Pour autant, les chances sont bien minces, voire inexistantes. Les 570 salariés de XL craignent de connaître le sort de leurs confrères d'Aigle Azur, liquidée vendredi.

Vendredi, le patron d'Air France-KLM, Ben Smith, avait déclaré qu'il n'était pas intéressé par une reprise d'XL.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/10/2019 à 13:41 :
Je ne comprends pas. 35 millions d'euros... ça ne parait pas énorme pour une compagnie aérienne nationale et assez saine.
A la Réunion, en 2010, un groupe local avait 350 millions de dettes (pour mauvaise gestion) et il a au un plan de sauvegarde sur 10 ans. Puis une renégociations des montants à rembourser. Bref un véritable plan de sauvetage !
Pourquoi laisser une telle compagnie mourir ? Sans compter tous les usagers qui ont pris leur billet et dont c'est une perte sèche et une catastrophe.. Mais ça on s'en fout... bien trop occupé à profiter de tous les avantages qu'offrent la fonction d'élu. Poil au... ou dans la main.
a écrit le 30/09/2019 à 20:50 :
Le low cost est en cours de consolidation , et c'est forcément les plus petits qui disparaissent où sont absorbés. Qt au personnel hautement qualifié, il n'ira pas grossir les rangs des chômeurs de longue durée.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :