Air France ferme la porte à une reprise de XL Airways

Photo d'illustration
Christian Hartmann

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Ben Smith a douché les espoirs des salariés de XL Airways. Ce vendredi, à l'occasion de la réception par Air France du premier Airbus A350, le directeur général d'Air France-KLM a fermé la porte à toute candidature d'Air France à la reprise de la compagnie française en redressement judiciaire.
Ce dernier est donc resté sourd aux appels à la rescousse de la direction et des actionnaires de XL Airways
Cette déclaration n'est pas une surprise. Dans un courrier envoyé cette semaine aux salariés, le dirigeant canadien avait fait comprendre qu'il n'était pas intéressé. Une ligne qu'il tient depuis l'année dernière quand, après son arrivée à la tête d'Air France-KLM vers le 20 septembre 2018, il n'a pas donné suite au projet d'entrer au capital de XL Airways prévu quelques mois plus tôt par son successeur, Jean-Marc Janaillac.
Comme pour Aigle Azur, Ben Smith a cité les lois sociales en France qui empêchent des mouvements de consolidation dans le transport aérien français. En effet, la reprise d'activité dans le cadre d'un redressement judiciaire ou d'une liquidation impose au repreneur de reprendre les salariés avec leurs contrats de travail et leur ancienneté.
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De quoi créer des remous chez les navigants, dont les actes de carrière sont déterminés selon des critères de séniorité. C'est pour cette raison qu'Air France s'est retirée du dossier Aigle Azur alors qu'elle était prête à reprendre plus de 500 emplois et que la majorité des salariés d'Aigle Azur, notamment les navigants, étaient prêts à renoncer à leurs conditions de travail et d'ancienneté qu'ils avaient chez Aigle Azur. Alors qu'il a réussi à apaiser les tensions qui minaient Air France depuis des années, Ben Smith n'a pas voulu prendre le risque de rallumer le feu.
Les candidats à la reprise de XL Airways doivent déposer leur offre avant samedi 28 septembre 12 heures.
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