Reprise de XL Airways : ce que dit Ben Smith, le boss d'Air France-KLM

Photo d'illustration
Air France-KLM

Photo d'illustration
Air France-KLM
L'appel à la rescousse lancé ce week-end à Air France par le PDG et les actionnaires de la compagnie XL Airways a été accueilli pour le moins fraîchement par la direction d'Air France-KLM. Le groupe franco-néerlandais n'a pas bougé. Aucune discussion n'a eu lieu.
La pression politique sur Air France est forte. Mais elle ne semble pas émouvoir Ben Smith. "Le gouvernement n'arrive pas à le faire bouger", explique un proche du dossier.
Au contraire, dans un courrier envoyé ce mardi 24 septembre aux salariés d'Air France que La Tribune s'est procuré, Ben Smith a tenu un discours qui laisse peu d'espoir à XL Airways.
Une méthode qui a permis selon lui de « renforcer le groupe, de gagner stabilité et en confiance ». Au contraire, Ben Smith rappelle que « plusieurs compagnies avec des modèles économiques fragiles sont dans une situation difficile ».
a majorité des pilotes d'Aigle Azur voulait intégrer Air France sans conditions de maintien de salaire, de poste, et d'ancienneté, comme ils l'ont écrit à la directrice générale d'Air France, Anne Rigail.
Pour beaucoup, le discours de Ben Smith est très clair : après être sorti du dossier Aigle Azur, Air France n'est pas intéressée par XL Airways. Du moins à ce stade.
Interrogé, un porte-parole d'Air France indique que ce courrier ne fait que rappeler la philosophie de Ben Smith et qu'il ne faut pas en tirer de conclusions.
Parmi les atouts de XL Airways, seule la structure low-cost de la compagnie pourrait intéresser Air France. Mais Ben Smith a déjà indiqué dans le passé qu'il n'était pas convaincu par le modèle du low-cost long-courrier. Ni le positionnement de XL à Roissy-Charles de Gaulle ni son réseau de destinations qu'elle dessert déjà n'intéressent Air France.
De plus, la problématique sociale d'une reprise est la même que celle d'Aigle Azur. En cas d'intégration, Air France serait obligée de reprendre du personnel de XL Airways avec leur contrat de travail et d'ancienneté. Et dans le cas d'un schéma d'une prise de participation minoritaire cette fois, la question du périmètre avec les pilotes se poserait. Dans les accords en vigueur à Air France, en effet, tous les avions de plus de 100 places doivent être pilotés par des pilotes d'Air France. Il y avait eu une exception en 2006 avec Transavia.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
La compagnie XL Airways est engagée dans une course contre la montre. Des investisseurs financiers regardent le dossier. Les candidats à la reprise ont jusqu'à samedi midi pour se positionner. Un calendrier très serré qui ne facilite pas la constitution d'offres.
Gaz : une hausse de 7,4% au 1er juillet pour 6 millions de ménages
Après les bouteilles de plongée, le rhodanien RotH2 s'outille pour son virage vers l'hydrogène
Ormuz : Shell alerte sur un choc énergétique appelé à durer « un an, voire plus »
Plongée au Creusot, dans les entrailles de la relance nucléaire