Intercycles parie sur le vélo électrique

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(Crédits : DR)
L'entreprise surfe sur l'engouement pour la bicyclette et propose des produits innovants, sans chaîne.

Pays de la Loire/Mécanique

Salon du cycle à Paris (du 2 au 5 octobre, porte de Versailles), Congrès annuel des villes et territoires cyclables à La Rochelle les 8 et 9 octobre, Intercycles est sur tous les fronts. À cette actualité, la société vendéenne ajoute un fait moins heureux, l'incendie qui a ravagé son usine de production, en juillet dernier. Pour l'heure, les ateliers ont été installés dans un site provisoire, en attendant la construction d'un nouveau bâtiment pour 2010. Intercycles reste néanmoins sur des perspectives de croissance, le secteur du vélo urbain ayant particulièrement le vent en poupe.

Créée en 1985, cette société a d'abord importé des vélos. « À partir de 1995, nous avons laissé la grande distribution et les produits bas de gamme, se souvient le directeur général, Christian Jodet, et on a fait le choix d'une localisation sur la France avec des produits de qualité. » Le process alors mis en place est simple : des pièces détachées sont minutieusement sélectionnées, tels les cadres, fabriqués en Asie, puis l'assemblage, la peinture et la décoration sont effectués au siège de la société à La Roche-sur-Yon (Vendée).

Dernière illustration de cette stratégie, le vélo électrique à transmission par cardan. C'est en quelque sorte la synthèse des produits sur lesquels l'entreprise s'est positionnée il y a trois ans. Le cardan permet une transmission sans chaîne, donc sans graisse ni entretien. « C'était fabriqué au Japon, mais c'était très cher. J'ai donc trouvé un partenaire taïwanais qui nous les fabrique », explique Christian Jodet. C'est à peu près à la même période que l'entrepreneur cherche et trouve l'ensemble des composants qui permettent de réaliser des vélos électriques.

Aujourd'hui, Intercycles vend 62.000 vélos par an, que ce soit sous sa marque Arcade aux particuliers ou bien aux collectivités, administrations, ou loueurs. Surfant sur la mode du vélo de ville en libre-service, l'entreprise est ainsi présente à Milan, Barcelone ou encore à Dijon. « Sur ces marchés, nous travaillons principalement avec Clear Channel », précise Christian Jodet.

8.500 exemplaires écoulés

Avec sa gamme électrique, l'entrepreneur espère convaincre notamment les collectivités. Signe d'un changement de regard sur ce matériel, « elles commencent à en demander », souligne-t-il. En trois ans, Intercycles en a écoulé 8.500 exemplaires. Et, de 4 millions d'euros, le chiffre d'affaires d'Intercycles est passé à 11 millions d'euros en 2008. En dépit de l'incendie, qui a coûté deux mois de production, l'entreprise compte réaliser en 2009 un chiffre d'affaires équivalent.

Denis Kerdraon, à Nantes

les collectivités commencent à en demander...

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