Coworking : Multiburo, IWG et WeWork, trois modèles économiques différents

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Chez Multiburo sont proposés un open space de coworking, des bureaux réservés et des salles de réunions (ici à Toulouse).
Chez Multiburo sont proposés un open space de coworking, des bureaux réservés et des salles de réunions (ici à Toulouse). (Crédits : Multiburo)
Système d'abonnement, services innovants ou encore ouverture à l'international : Multiburo, IWG et WeWork ont chacun opté pour des stratégies opposées pour s'imposer dans le secteur du coworking.

Multiburo est une PME lyonnaise, dont le modèle est fondé sur l'abonnement et un taux de présence. « Si l'espace est plein et ne permet plus à une personne qui arrive de trouver une place, nous ouvrons toujours une salle de réunion pour ne pas laisser la personne sans espace de travail », explique sa directrice générale, Stéphanie Auxenfans. Dans chacun de ses immeubles sont en effet toujours proposés un open space de coworking, des bureaux réservés et des salles de réunion. En matière de bureaux partagés, l'abonnement ne court que pour un mois. « C'est une grande liberté pour l'entrepreneur mais aussi pour nous, car cela offre une grande fluidité business », assure la DG. L'entreprise, qui vient d'ouvrir 2.200 m² à Saint-Lazare, mise beaucoup sur les gares, « un tropisme qu'[elle] cultive tant la SNCF les transforme en lieux de vie ». Dès 2004, elle a même installé son siège avec ses 25 collaborateurs au sein de ses 2 700 mètres carrés situés gare de Lyon.

IWG, de son côté, se décline en trois marques pour « s'adresser à différents publics » : Regus, Spaces et Stop & Work, qui proposent du bureau permanent, du coworking et des salles de réunion. Être adhérent à l'un permet en outre d'accéder gratuitement aux deux autres. La multinationale peut également se targuer d'un réseau national et international qui lui permet, selon le DG de Regus France, Christophe Burckart, de « stimuler l'efficacité des entreprises avec lesquelles nous travaillons ». De même, en liant petites et grandes sociétés dans ses espaces, elle dit « accélérer leur développement » des deux côtés. De fait, cette approche lui permet de « s'assurer de solides rendements » et de « générer de la valeur à long terme » pour ses actionnaires. Si elle compte déjà plus de 117 sites en France, elle va ouvrir, en janvier, 18.000 m² de coworking, soit, d'après ses dires, le plus grand espace d'Europe.

Chez WeWork France, aussi incroyable que cela puisse paraître, « on ne se définit pas comme une société de coworking », déclare sa directrice générale Audrey Barbier-Litvak. Le bureau partagé, dit aussi « plug and play », ne représente en effet que 1 à 3% de ses surfaces. Les bureaux dédiés, qui restent les mêmes en permanence et où l'on peut laisser un écran, un ordinateur, un manteau, occupent, eux, un petit 1%. Les 97% restants sont en effet des bureaux privés derrière des cloisons. Le matériel et le mobilier (bureau, chaise, Internet, prise) sont fournis. Les abonnements durent au minimum un mois. Bientôt, la géante américaine déploiera un service qui n'existe qu'aux États-Unis pour l'instant : l'office management. Concrètement, elle conseillera les entreprises en matière de mélange de salariés ou d'optimisation de l'espace occupé, pouvant par exemple proposer du flex office.

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