La pression monte sur la major pétrolière anglo-néerlandaise Shell, accusée d'aggraver le dérèglement climatique de par ses projets d'extraction d'hydrocarbures. Alors qu'une consultante du groupe avait déjà fait grand bruit lundi, annonçant sur LinkedIn sa démission à cause des « dégâts extrêmes » provoqués en connaissance de cause par l'entreprise sur l'environnement, des militants ont perturbé mardi son assemblée générale, qui se tient en ce moment à Londres.
En tout, plus de 70 activistes ont participé à cette action, a affirmé mardi Money Rebellion, affiliée au groupe écologiste Extinction Rebellion. L'ONG avait annoncé son intention de manifester avec d'autres organisations écologistes, après avoir perturbé ces dernières semaines les AG des banques HSBC, Barclays et Standard Chartered.
Face aux protestations, le conseil d'administration de Shell n'a eu d'autre choix que de suspendre l'événement, et d'attendre l'arrivée de la police et l'exclusion des militants. « Je regrette cela profondément » a souligné son président, Andrew Mackenzie, qui avait en vain appelé les manifestants à attendre la discussion sur une résolution destinée au plan de transition climatique du groupe pour s'exprimer dans le calme. « Puis-je supposer que vous ne voulez pas que je parle ? », a-t-il ajouté par-dessus les slogans.