Golfe du Morbihan : le projet d’hydroliennes expérimentales verra le jour à l’hiver prochain

Pascale Paoli Lebailly
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Sabella

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Au moment où le gouvernement espère que l'Assemblée nationale votera mardi 10 janvier son projet de loi dédié aux énergies renouvelables, de l'éolien et au photovoltaïque, le préfet du Morbihan a décidé d'aller dans le sens des grandes priorités de l'État en faveur des EnR. Au grand dam des opposants et des plaisanciers, il a tranché : un nouveau site hydrolien verra le jour en Bretagne Sud à l'hiver prochain.
Malgré deux avis divergents précédemment émis, le préfet Pascal Bolot a signé le 2 janvier dernier l'arrêt autorisant le projet d'immersion de deux hydroliennes dans le golfe du Morbihan.
Initiée par Morbihan Hydro Énergies, société composée de la SEM 56 Énergies et de la société quimpéroise Sabella, cette expérimentation de trois ans prévoit d'installer en entrée de golfe, au large d'Arzon, deux hydroliennes de 250 Kw (kilowattheures) destinées à produire de l'électricité pour 1.000 habitants.
Installées à 100 mètres l'une de l'autre, les machines seront hautes de quatorze mètres en bout de pales. Leurs turbines de 8 mètres d'envergure utiliseront le puissant courant marin de la Jument dont les vitesses peuvent atteindre les 4,5 mètres par seconde.
« En route vers des énergies plus alignées avec nos valeurs » s'est félicitée la Sem 56 Énergies. « Ce projet d'immersion de deux hydroliennes contribue aussi à soutenir l'innovation technologique au service de la production d'énergie durable, alors que la Bretagne produit seulement 25% de l'énergie qu'elle consomme, et la création d'une filière d'excellence dans le domaine de l'hydrolien en Bretagne » fait valoir pour sa part Morbihan Hydro Énergies.
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Lancé en 2014, ce projet à 10 millions d'euros d'investissements est soutenu par le programme Interreg de l'Union Européenne dans le cadre du projet Tiger de 45 millions d'euros qui vise à développer le marché de l'énergie marémotrice. En accordant son feu vert, le préfet du Morbihan a insisté sur le fait que « le développement des technologies dédiées à la production d'énergies renouvelables est un objectif prioritaire du gouvernement ».
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Pascale Paoli Lebailly
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