Remondis s'invite de nouveau dans le rachat de Suez par Veolia

Le spécialiste allemand du recyclage Remondis se dit prêt à reprendre une participation minoritaire du capital du futur Suez.

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(Crédits : Reuters)

Le spécialiste allemand du recyclage Remondis, actionnaire de Transdev, est revenu à la charge pour acquérir "jusqu'à 40%" du nouveau Suez, le futur groupe prévu par l'accord sur le rachat d'une partie de Suez par Veolia, selon une information samedi de la Lettre A.

Dans un courrier au président du conseil d'administration de Suez et à son directeur général, daté de vendredi et publié samedi par la Lettre A, le groupe allemand dit "confirmer (son) offre, ainsi que le vif intérêt de Remondis de s'inscrire dans la recomposition du capital du Suez (...) aux côtés de partenaires majoritaires français que nous connaissons et respectons".

"Remondis est informé de la remise d'une offre conjointe aujourd'hui (vendredi, ndlr) de la part des co-actionnaires français (Meridiam et CDC, ndlr) et, dans ce contexte (...) nous sommes prêts à reprendre, dans les mêmes conditions financières et non financières (...) une participation minoritaire pouvant aller jusqu'à 40% du capital" du futur Suez, ajoute le groupe allemand.

Cette offre intervient quelques jours après que le directeur général de Suez Bertrand Camus a affirmé que la solution organisée autour de l'américain GIP, du fonds français Meridiam et de la Caisse des dépôts (CDC), restait "la base de travail" pour constituer l'actionnariat du futur Suez, au côté d'un actionnariat salarié.

Les parties doivent finaliser leur accord d'ici au 14 mai, mais selon la Lettre A, Meridiam et GIP avaient jusqu'au vendredi 7 mai pour déposer leurs dernières offres.

En vertu du partage prévu par l'accord conclu le 11 avril entre Veolia et Suez, après plus de sept mois de bataille, Veolia doit acheter une bonne part de son grand concurrent français. Mais un nouveau Suez, plus petit qu'aujourd'hui, doit aussi voir le jour et son tour de table fait encore l'objet de discussions.

Meridiam devait initialement détenir 40% du nouveau Suez, GIP 20%, le fonds français Ardian 20%, le reste étant partagé entre la CDC et les salariés. Mais Ardian s'est retiré, en désaccord avec le périmètre d'activités prévu pour le futur groupe. Meridiam a depuis déclaré être prêt à acquérir au-delà de 40%.

Si dans son offre, Remondis indique vouloir "souscrire des actions à hauteur de 20%" pour remplacer Ardian, il ajoute pouvoir "augmenter cette participation jusqu'à 40%", ce qui laisse entendre qu'il prendrait la place de GIP.

Contactés par l'AFP, ni Remondis, ni Suez ni Meridiam n'ont réagi dans l'immédiat.

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