Veolia veut renforcer son leadership mondial en acquérant Suez

 |  | 430 mots
Lecture 2 min.
Pour le PDG de Veolia, ce projet a la force de l'évidence et va dans le sens de l'histoire. Nous créons le groupe pour le monde d'après, a-t-il assuré dimanche dans un échange avec la presse, évoquant le besoin de solutions pour la transformation écologique.
Pour le PDG de Veolia, "ce projet a la force de l'évidence" et va dans "le sens de l'histoire". "Nous créons le groupe pour le monde d'après", a-t-il assuré dimanche dans un échange avec la presse, évoquant "le besoin de solutions pour la transformation écologique". (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Le leader mondial des services à l'environnement, qui entend renforcer son leadership, a proposé d'acquérir 29,9% des 32% des parts de Suez détenues par Engie pour un montant de 2,9 milliards d'euros. Une étape préalable avant le lancement d'une OPA sur le restant du capital du groupe de gestion de l'eau et des déchets.

Avant l'ouverture des marchés financiers lundi, Veolia, leader mondial des services à l'environnement, a remis dimanche à Engie une offre ferme à 2,9 milliards d'euros en numéraire, soit au prix de 15,50 euros l'action, en vue de lui racheter la quasi totalité de sa participation dans son concurrent Suez, indique un communiqué du groupe. L'offre porte sur 29,9% de Suez, dont Engie détient toujours 32%. "Cette opportunité historique permettra de construire le grand champion mondial français de la transformation écologique", a commenté Antoine Frérot, le PDG de Veolia, cité dans le communiqué. Si l'offre faite à Engie aboutit, Veolia a l'intention de déposer par la suite une offre publique d'achat (OPA) sur les actions restantes de Suez.

Le montant proposé est supérieur aux quelque 2,3 milliards d'euros que représentent 29,9% de la capitalisation boursière de Suez qui s'établissait à 7,69 milliards d'euros. Le cours de l'action avait progressé la semaine dernière, après l'annonce de la cession de sa filiale RV OSIS à Veolia pour un montant de 298 millions d'euros.

Des spéculations récurrentes

Les relations entre Suez et Engie ont souvent fait l'objet de spéculations, prêtant à Engie la volonté de soit reprendre le contrôle de son ancienne filiale, soit s'en désengager totalement. En juillet, Engie avait annoncé sa volonté de recentrer son activité, en cédant des actifs jugés non stratégiques et des participations minoritaires. "Concernant Suez, je dirais que tout est ouvert" sur la participation dans l'entreprise, avait alors déclaré le président du conseil d'administration d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu.

Pour le PDG de Veolia, "la déclaration d'Engie crée l'occasion", mais "ce projet a la force de l'évidence" et va dans "le sens de l'histoire". "Nous créons le groupe pour le monde d'après", a-t-il assuré dimanche dans un échange avec la presse, évoquant "le besoin de solutions pour la transformation écologique".

Meridiam pourrait acquérir Suez Eau France

Si les deux parties tombent d'accord, la transaction devra obtenir l'aval des autorités de la concurrence. Dans ce but, Veolia indique avoir identifié un acquéreur pour les activités de Suez Eau France, en la personne de Meridiam, entreprise française de gestion d'infrastructures, qui s'est engagée à cette acquisition, pour un montant non divulgué.

Antoine Frérot a assuré qu'une réunion des deux groupes n'aurait aucun impact sur l'emploi en France, y compris pour l'eau côté Meridiam. "Ce projet s'inscrit dans une approche amicale, tant nous partageons avec Suez les mêmes métiers, la même culture et les mêmes valeurs", a-t-il assuré.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :