Livraison : la discrète épopée d'Alternmobil

Florine Galéron
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Son nom ne vous dit sûrement rien, pourtant impossible de passer à côté des livreurs d'Alternmobil dans l'hypercentre de la Ville rose. Chronopost, DHL, Fedex... tous les grands groupes de messagerie travaillent avec la coopérative toulousaine. "Plus de 4 000 colis transitent chaque jour. Nous sommes le plus gros opérateur de livraison de colis en France (hors bien sûr La Poste) qui utilise des déplacements doux", avance Cyril Marcerou, le fondateur d'Alternmobil.
Ancien éducateur sportif dans les quartiers difficiles de la banlieue parisienne, Cyril Marcerou a eu l'idée en 2008 d'importer le concept des vélos-taxis dans la Ville rose. "À l'occasion d'une balade à Barcelone, je suis tombé sur les premiers vélos-taxis. Ça a fait tilt dans ma tête, il y a un rôle social et écologique derrière cette activité". Au mois de mai de la même année, il achète son premier vélo-taxi et commence à transporter personnes âgées et touristes.
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Un an plus tard, il embauche ses premiers salariés. Mais, très vite, avec la crise des subprimes l'entrepreneur doit changer de stratégie. "Les budgets communication des grandes enseignes de téléphonie ou de banque à qui je pouvais vendre des espaces pub ont été revus au niveau national. Nous avons changé notre modèle économique pour nous tourner vers les colis. Il y avait vraiment un manque à ce niveau-là", se souvient-il. Ce changement de modèle intervient également au moment où la collectivité de Toulouse est en train de piétonniser le centre-ville. Une charte de livraison adoptée par la municipalité interdits les véhicules thermiques dans l'hypercentre entre 6h et 9h30 et entre 11h30 et 20h. Pionnier sur le déplacement doux, Alternmobil exploite une flotte de véhicules propres : du simple vélo cargo à la voiture électrique, en passant par les biporteurs et les triporteurs.
Florine Galéron