Les Prix Marco Polo récompensent la coopération étudiant-entreprise sur des missions d’export

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Cela ressemble à un pari fou, pourtant la réussite est au rendez-vous. Proposer à un étudiant en commerce international de la région Occitanie un binôme avec une entreprise du territoire afin d'y réaliser une mission d'export, voilà à quoi s'apparente les Prix Export Marco Polo, organisés depuis 1998 par le Comité Occitanie des conseillers du commerce extérieur français (CCEF).
L'élue a notamment rappelé que la Région Occitanie est la seule région en France à disposer d'une balance commerciale excédentaire, "en grande partie grâce à l'industrie aéronautique". Un vrai atout quand on sait que celle de la France était déficitaire fin 2016 de 48,1 milliards d'euros selon les Douanes. C'est un constat alarmant pour Marc Brouant, le président du Comité Occitanie du CCEF, qui appelle "à développer le commerce international de la France, notamment en étant capable d'adapter son produit à la demande du client, point primordial dans l'export".
C'est en partie pour cette raison que les Prix Export Marco Polo existent : développer et soutenir le commerce international français. Ainsi, lors de la remise des prix pour l'édition 2017 qui s'est déroulée lundi 11 décembre à l'hôtel de Région de Toulouse, trois binômes entreprise-étudiant ont été récompensés au même niveau, aucun classement n'étant décidé pour ce prix.
L'entreprise toulousaine Syntoni GNSS a été récompensée pour sa mission de prospection au Japon réalisée en coopération avec Mathieu Memain, issu de la filière BTS Commerce international du Lycée Raymond Naves de Toulouse. Jusqu'à présent, l'entreprise qui a réalisé un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros en 2016, dont 85 % à l'export, n'était pas présente au Japon.
Autre lauréat du concours, l'entreprise montpelliéraine Bioviva Editions, qui développe et commercialise dans 15 pays des jeux de société éducatifs portant sur la nature et l'environnement depuis 1996. En binôme avec Grégory Caillol, qui a suivi un Master international business development strategies à l'IDRAC Business School de Montpellier, la société a effectué une mission de prospection au Royaume-Uni. Forte d'une croissance économique de 35 % depuis 4 ans, pour un chiffre d'affaires estimé à 3,5 millions d'euros fin 2017, veut se déployer dans les pays du Commonwealth et les Etats-Unis.
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Dernière entreprise récompensée, basée à Montégut (32), Erme développe depuis 1989 des machines destinées à la mécanisation de la culture de l'ail. Présente sur tous les continents, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 4,8 millions d'euros en 2016. Avec son binôme Paul Jouvet, qui a suivi un BTS Commerce international au Lycée Raymond Naves également, Erme veut s'implanter au Mexique. "Ma mission consistait à trouver un distributeur pour nos machines sur place, dans un pays qui regroupe 130 millions d'habitants avec un important marché autour de l'ail. Malheureusement, je n'ai toujours pas finalisé cette mission car deux tremblements de terre ont ravagé le Mexique peu de temps avant mon départ", raconte Paul Jouvet. Mais ce n'est que partie remise et l'entreprise compte bien mener la mission à son terme.
En récompense, ces trois entreprises lauréates des Prix Export Marco Polo ont reçu chacune un chèque de 10 000 euros afin d'amortir les frais en lien avec la mission, ainsi que la prise en charge des billets d'avion par la compagnie Air France.
Pierrick Merlet