Didier Lacroix : "L’image de Toulouse est associée au monde du rugby"

Pierrick Merlet
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Didier Lacroix, président du Stade Toulousain
Rémi Benoit

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Didier Lacroix, président du Stade Toulousain
Rémi Benoit
L'un de vos objectifs depuis votre arrivée le 1er juillet 2017 au poste de président du Stade Toulousain est de "modifier l'économie du club". Qu'entendez-vous par là ?
Aujourd'hui, nous avons un modèle économique qui nous amène à un déficit structurel depuis 2014. Ce club a des capitaux propres suffisants pour terminer la saison 2017-2018. Mais il faudra très certainement une recapitalisation pour l'année 2018-2019 que nous allons anticiper. Néanmoins, on ne peut pas se contenter d'avoir un club déficitaire pendant de nombreuses années et de régulièrement trouver des actionnaires pour combler ces passifs. Au contraire, il faut réaliser un certain nombre d'investissements qui permettront au Stade Toulousain d'avoir des revenus non plus issus uniquement de la période du match, mais qui aillent plus loin dans la recherche d'activités connexes qui peuvent exister. D'ailleurs, c'est une démarche déjà entreprise. L'activité de la brasserie est en augmentation de 12,86 % même chose pour la partie événementielle avec 12,6 % par rapport à l'an passé. Ces domaines peuvent encore être très approfondis.
Comment peut-on expliquer l'apparition de ce déficit structurel en 2014 ?
C'est un effet ciseaux, comme dans tous les clubs et dans le monde du rugby de manière générale il a fallu faire face à une hausse de la masse salariale qui a augmenté de façon très importante ces cinq dernières saisons avec l'arrivée de nouveaux clubs et d'investisseurs à leur chevet. En parallèle, il y a eu une baisse de l'image du Stade Toulousain et notamment de ses résultats sportifs, qui a engendré une diminution de la consommation de sa marque. On peut dire que cette situation a entraîné une remise en question et il en est ressorti qu'il fallait avoir un comportement plus commerçant globalement, basé davantage sur l'accueil et la bienveillance à l'égard du consommateur.
Avoir donc des revenus moins dépendants des résultats sportifs ?
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Oui et placer le Stade Toulousain sur la thématique du sport, santé et citoyenneté va nous permettre de réfléchir à ces nouvelles sources de revenus. Est-ce que demain matin, nous devons ouvrir un centre médical ou une salle de gym ? Comment peut-on encadrer ceux qui pratiquent du sport et quelle économie on peut tirer de tout cela ? Il y a une réelle réflexion à avoir sur cette thématique là. On aimerait aussi créer un hub regroupant l'ensemble des métiers qui peuvent exister autour du monde de l'innovation et du digital appliqué au sport, santé et citoyenneté, que ce soit à travers un incubateur ou un cluster par exemple.
Pierrick Merlet