Des dizaines d’emplois menacés chez SoLocal à Toulouse

Pierrick Merlet
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Plus connu pour être la maison mère des Pages Jaunes et du site internet Mappy, le groupe SoLocal a annoncé un plan de restructuration de ses activités le 13 février. Sous le nom de "SoLocal 2020", ce plan prévoit la suppression de 1 000 emplois en 2018 et 2019 sur les 4 400 que comptent le groupe, la fermeture de nombreuses agences en province en passant de 23 à 8 sites et une offre davantage digitalisée à destination des TPE et PME françaises. Pour justifier cette réorganisation, le groupe met en avant la chute de son chiffre d'affaires ces dernières années.
En 2011, l'entreprise qui édite l'annuaire a réalisé un chiffre d'affaires de 1,1 milliard d'euros avec 4403 salariés. Six ans plus tard, en 2017, il est de 765 millions d'euros avec autant de salariés. Néanmoins, l'an passé, l'entreprise affirme avoir réalisé un bénéfice de 380 millions d'euros contre 49 millions en 2016.
Face aux bénéfices réalisés par SoLocal sur les deux dernières années, les salariés ne comprennent pas l'intérêt d'un tel plan de restructuration, qu'ils ont découvert dans les médias dès le 12 février au soir.
Plus précisément basée à Balma, l'agence toulousaine accueille 186 salariés qui sont des commerciaux, des graphistes ou encore des opérateurs de vente par téléphone. Mais ces emplois sont en sursis avec cette réorganisation du groupe puisqu'il est prévu que l'agence toulousaine ferme ses portes lors du second semestre 2019. SoLocal Group ne veut conserver que quatre hubs régionaux (Lille, Rennes, Bordeaux et Lyon), deux hubs de production (Angoulême et Chambéry), un hub de télévente (Boulogne) et le siège social à Boulogne-Billancourt. L'entreprise prévoit donc de supprimer au total 32 postes sur les 186 à Toulouse et de transférer les autres vers les hubs régionaux.
Pierrick Merlet