Toulouse : "une terre de conquête" pour Suez

Pierrick Merlet
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Marie-Ange Debon, Directrice générale adjointe de Suez
Rémi Benoit

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Marie-Ange Debon, Directrice générale adjointe de Suez
Rémi Benoit
La capitale italienne, Rome, a connu un manque d'approvisionnement en eau récemment ce qui a entraîné des coupures pendant plusieurs heures au sein des habitations. Un village dans le Cantal, Vieillespece, connaît des problèmes similaires. Ces épisodes liés à la sècheresse risquent-ils de se multiplier dans les prochains mois ou années ?
La ville de Rome, dont nous sommes l'un des opérateurs en charge de la gestion de l'eau et de l'électricité, a effectivement fait face à des coupures mais uniquement la nuit. Elles n'ont pas été très nombreuses car nous avons réussi assez vite à établir des mécanismes de réduction de la pression de l'eau.
À cause du dérèglement climatique, il risque d'y avoir de plus en plus d'épisodes de sécheresse de ce genre et déjà d'autres villes ont connu cette situation par le passé. L'un de nos savoir-faire chez Suez, c'est d'anticiper au maximum ces épisodes de sécheresse. Pour y faire face, nous travaillons à des solutions de réutilisation de l'eau notamment. Mais chez Suez, nous nous concentrons également sur le phénomène des inondations. Pour cela nous déployons de plus en plus d'outils qui permettent de les anticiper et d'essayer de les maîtriser ou d'en réduire au maximum l'impact.
Des experts estiment que la solution à la pénurie d'eau serait la réutilisation des eaux usées. Qu'en pensez-vous ?
Nous avons déjà travaillé à cette solution dans plusieurs pays de l'Océanie et du Moyen-Orient notamment, qui connaissent des problématiques de sécheresse très profondes, bien supérieures à celles que connaît la France.
Nous avons, par exemple, une usine à Los Angeles (États-Unis) où nous réalisons cinq niveaux de traitement de l'eau différents, pour la recharge des nappes phréatiques, pour l'irrigation des exploitations ou bien pour les processus industriels. Quel que soit la nature des besoins de qualité d'eau, nous mettons en place un traitement plus ou moins important. Avec ce site, nous sommes capables d'aller jusqu'à de l'eau potable mais nous ne le faisons pas. Pour le moment très peu de pays autorisent aujourd'hui l'élaboration d'eau potable à partir d'eau usée.
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Pierrick Merlet