Le Toulousain Epsiline améliore la production des éoliennes

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Epsiline
Epsiline

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Epsiline
Epsiline
À l'origine, ce n'était qu'un projet étudiant. Au cours des années 2000, Christian Lepaysan est étudiant au sein de l'Institut d'optique à Paris et intègre la filière innovation et entrepreneur de cette école avec un projet autour du lidar, un instrument de mesure par laser.
Alors, en septembre 2009, à la fin de son cursus de formation, l'homme crée sa propre société du nom de Epsiline. En gardant son idée de base, à savoir un radar à bas coût, l'ancien étudiant propose un lidar conçu pour être installé sur une éolienne.
Équipé d'un logiciel conçu en interne, cet équipement nommé YawAdvisor s'installe sur le toit de la nacelle d'une éolienne. Une fois installée, contre la somme de "20 000 à 30 000 euros selon les configurations", d'après Epsiline, le lidar permet d'améliorer la production d'une éolienne.
Selon lui, sa technologie peut faire gagne entre 5 000 et 20 000 euros par éolienne et par an à son exploitant. Un gain suffisant pour satisfaire les grands groupes de l'énergie ? En tout cas, Christophe Lepaysan parle pour le moment "d'une quinzaine" de systèmes vendus depuis 2016, notamment en France, au Portugal, en Grèce et en Inde. Parmi ses clients, figurent Total Eren et Engie Green.
À lire également
Mais le dirigeant d'Epsiline ne veut pas se contenter du marché européen ou de l'Inde. "Notre projet est d'exporter notre technologie d'ici fin 2019 aux Etats-Unis et en Chine", des pays vastes qui veulent développer de manière importante l'éolien, notamment pour remplacer des énergies fossiles comme le charbon en Chine.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Pierrick Merlet