Un collectif dénonce "l'invasion de l'industrie éolienne" dans les campagnes d'Occitanie

Florine Galéron
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Croissance vigoureuse attendue pour le secteur eolien francais en 2016
© Laszlo Balogh / Reuters

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Croissance vigoureuse attendue pour le secteur eolien francais en 2016
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Y aura-t-il bientôt trop d'éoliennes dans les campagnes d'Occitanie ? C'est l'inquiétude du collectif TNE (Toutes nos énergies-Occitanie Environnement). Née à Albi fin 2016, cette formation regroupe 160 associations et vient de publier un scénario alternatif de transition énergétique à celui avancé par la Région. Carole Delga a fixé comme objectif de devenir une Région à énergie positive en augmentant la production d'énergie renouvelable de 250 % d'ici 2050 en misant notamment sur les éoliennes et le photovoltaïque. Le collectif TNE craint "une invasion de l'industrie éolienne" dans les campagnes d'Occitanie.
La vice-présidente en charge de la Transition énergétique à la Région Agnès Langevine réfute cette "invasion" : "Le plan régional prévoit 5 fois plus de puissance installée en énergie éolienne, pas de multiplier par 5 le nombre d'éoliennes". Il serait ainsi possible de construire des mâts plus hauts et plus puissants que les installations actuelles pour parvenir à l'objectif. "Par ailleurs, sur l'année 2017-2018, pour le moment aucun projet de parc éolien n'a reçu d'autorisation", ajoute-t-elle.
Au-delà d'une "dégradation du paysage et de la destruction d'habitation d'espèces protégées causées par les parcs éoliens ou photovoltaïques", le collectif s'alarme du coût de cette transition. "Je connais des propriétaires de gîtes qui ont dû arrêter leur activité car les chambres donnaient sur un parc photovoltaïque. Les études de la Région ne tiennent pas compte des recettes et des emplois perdus par le tourisme rural. Selon notre estimation, ce scénario coûterait au minimum 86 milliards d'euros soit 1000 euros par ménage et par an pendant 32 ans", poursuit Bruno Ladsous. Dans un scénario alternatif proposé à la Région, le collectif TNE suggère de donner plus de place à "des énergies renouvelables oubliées" comme la géothermie (via l'installation par exemple de pompes à chaleur), l'hydraulique ou l'hydrolien afin de réduire la consommation d'électricité.
Florine Galéron
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