Scopelec. Les salariés écrivent au président de la République

Pierrick Merlet

Scopelec connaîtra le 28 décembre son ou ses repreneurs.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Scopelec connaîtra le 28 décembre son ou ses repreneurs.
Rémi Benoit
"Perdu pour perdu, nous ferons tout ce que nous pouvons", confiait il y a quelques jours un proche du dossier Scopelec favorable à une poursuite d'activité en société coopérative. Ce vendredi 16 décembre, des salariés, les syndicats et le conseil de surveillance ont pris la plume pour écrire au président de la République, Emmanuel Macron.
En redressement judiciaire depuis fin septembre en raison de la perte de contrats majeurs avec Orange, la société coopérative spécialisée dans les télécommunications est dans l'attente d'un ou plusieurs repreneurs. Seulement, 70 % des salariés se sont exprimés, à l'occasion d'une consultation interne, pour une reprise en Scop. Cette volonté a mené Carlos Verkaeren, l'actuel président du directoire de Scopelec, a proposé une offre de reprise, New Scope.
Comme écrit dans cet extrait, les salariés et sociétaires de Scopelec espèrent par cette initiative le soutien du chef de l'État.
Pour comprendre ces propos, il faut se remémorer que La Tribune a révélé le 7 décembre une lettre d'Orange, adressée au juge du tribunal de commerce en charge du dossier. Dans celle-ci, il fait clairement part de sa préférence pour une offre de reprise menée par un consortium Circet-Folliateam-Solutions 30. Une telle décision signifierait la disparition de Scopelec, alors qu'un accord de soutien financier existait entre Orange et New Scope pour soutenir le redémarrage de l'activité. Un paradoxe.
Si Orange se défend de toute prise de position ou soutien, et évoque plutôt "des avis sur les capacités opérationnelles des candidats", le timing de cette lettre est tout sauf anodin. Le lendemain, le 8 décembre, les candidats et les organes de la procédure étaient réunis au tribunal de commerce de Lyon pour défendre leur offre dans une audience décisive. À l'issue de celle-ci, tous les organes de la procédure ont suivi les préconisations d'Orange, client principal de Scopelec encore, et se sont positionnés pour une reprise par le consortium mené par le groupe Circet.
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Le seul point qui penche en faveur de New Scope est le volet social. L'offre de reprise en société coopérative annonce vouloir reprendre près de 1.500 salariés, contre 1.100 pour Circet. Suffisant pour renverser la vapeur ?
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Pierrick Merlet