Après plus de 50.000 heures de travail ayant mobilisé 80 personnes sur le chantier naval de la Grande-Motte (34), Gunboat a mis à l’eau son sixième catamaran de course-croisière. La filiale du Groupe Grand Large Yachting, qui a actuellement cinq bateaux en production, a déjà programmé le lancement de deux nouveaux modèles : un 72 pieds en avril et un 80 pieds en juillet. Avec un carnet de commandes qui ne désemplît pas, Gunboat vise cette année les 35 millions d’euros de chiffres d’affaire.Avec son mât noir articulé s'élevant à 30 mètres de hauteur, sa grande voile de 196 m2, sa longueur hors tout de 20,8 mètres, sa capacité d'accueil de 8 personnes et de deux équipiers..., la sixième version du Gunboat 68 ne passe pas inaperçue dans le port de La Grande-Motte (34).
Mis à l'eau le 14 février dernier, ce petit bijou des mers, tout en carbone résine époxy, s'apprête à prendre le large pour une phase d'essai d'environ cinq semaines, avant sa livraison.
« Son (futur) propriétaire étant passionné de régate, le Gunboat 68.6 est typiquement conçu pour faire de la course croisière de luxe. Il est notamment équipé d'une plateforme hydraulique avec dérives et son mat articulé pilote à 30°, détaille Julien Molinari, skipper Gunboat. En termes de performances, il peut atteindre les 30 nœuds (55 km/h) et lever une coque, comme sur une bateau de course. Mais il peut aussi naviguer au portant à 20 nœuds sans que les personnes à bord ne s'en rendent compte ».
Le catamaran, qui pèse 20 tonnes, aura nécessité plus de 50.000 heures de travail sur le site et mobilisé, du design à la livraison, 80 personnes.
Des unités vendues entre 9 et 20 millions d'euros
Avec le rachat, en 2016, de la marque iconique américaine, Grand Large Yachting (qui détient également les marques Outremer, Allures Yachting et Garcia) a investi entre 7 et 10 millions d'euros afin de relancer les infrastructures de production, s'entourer de nouveaux architectes et designers tout en s'attachant à conserver l'ADN « zéro compromis » de Gunboat.
« Avec Gunboat, nous sommes sur une niche de niche, une expérience de vie, un rêve qui combine performance, légèreté et confort, synthétise Benoît Lebizay, directeur général de la marque. Cette équation nous conduit à aller chercher des technologies issues de la course au large mais aussi du monde de l'aéronautique ».
Depuis 2019, six catamarans de luxe ont été mis à l'eau à La Grande-Motte et cinq sont actuellement en production dans le chantier où travaillent 130 salariés et une trentaine d'intérimaires.
Les unités sont toutes vendues sur plan, avec des délais de livraison s'échelonnant entre 18 à 24 mois ; la clientèle, répartie entre les Etats-Unis et l'Europe, est ainsi prête à débourser entre 9 et 20 millions d'euros pour l'achat d'une « Ferrari des mers ».