Fungus Sapiens prépare la commercialisation de son « cuir » non animal pour l'industrie
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Plusieurs industries s'intéressent au cuir non animal développé par Fungus Sapiens.
Rémi Benoit
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Plusieurs industries s'intéressent au cuir non animal développé par Fungus Sapiens.
Rémi Benoit
Des acteurs de l'industrie aéronautique s'intéresse de très près à son produit. L'industrie automobile est aussi à l'affût, comme certains chantiers navals, ou encore des acteurs du textile. Des maisons de luxe suivent également avec constance les avancées de Mariana Dominguez Penalva.
Cette entrepreneuse installée en région toulousaine a mis au point le MÆLIUM, un bio matériau qu'elle présente comme un cuir non animal. Mais la description de cuir végétal est à proscrire selon la porteuse de ce projet dénommé Fungus Sapiens. « Le MÆLIUM est le résultat de biopolymères obtenus grâce à de la fermentation microbienne. Il peut être aussi résistant que du cuir d'origine animale », commente Mariana Dominguez Penalva.
Dans les faits, la matière première exploitée par le projet Fungus Sapiens s'avère être des champignons. « Nous avons une bibliothèque de 10.000 souches différentes dans notre laboratoire », commente l'entrepreneuse. En fonction de la qualité recherchée et du produit final visé, telle ou telle souche est alors privilégiée.
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Pour obtenir ce cuir non animal, Mariana Dominguez Penalva laisse reposer pendant plusieurs dizaines d'heures la souche en question, sur des plaques de diverses dimensions, dans des containers équipés pour réaliser ces cultures. Lors de cette phase de fermentation, des filaments se créent alors entre les cellules jusqu'à en devenir une matière, aujourd'hui appelée MÆLIUM. Ce résultat final fait ensuite l'objet d'un traitement pour obtenir ses caractéristiques de robustesse et ses coloris.