La startup industrielle Louis, qui propose du mobilier de bureau personnalisé réutilisable en bois, fait un pas de côté dans son modèle économique. Jusqu'à présent basée sur un business autour de la vente de meubles, l'entreprise toulousaine se lance désormais dans l'économie de la data. La jeune pousse accompagne désormais les grands comptes avec une solution logicielle pour optimiser leur parc de mobiliers, comme le présente exclusivement dans les colonnes de La Tribune Thomas Devineaux, le CEO de Louis.C'est un tournant. Celui d'une startup industrielle qui met un pied dans l'économie de la donnée. Ce pivot, c'est celui de Louis, le fabricant toulousain de mobilier de bureau réutilisable, sur mesure, et en bois. « En 2024, un tiers de nos revenus sera déjà généré par notre plateforme software », souligne Thomas Devineaux, le CEO et cofondateur de Louis qui projette un exercice proche des 4,8 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Pour cette nouvelle année, la startup toulousaine a décidé de diversifier son modèle économique avec une plateforme numérique, « Louis Tech », à destination des grands comptes, sans abandonner pour autant son activité historique lancée en 2018.
« Ce nouvel outil doit permettre la circularité du mobilier de bureau des grands comptes, mesurer la performance environnementale et financière du parc mobilier de ces entreprises. L'amortissement carbone d'un bureau est estimé à 80 ans aujourd'hui. L'idée est donc de maximiser la durée de vie du parc existant, maximiser leur réparabilité, favoriser l'économie circulaire et ainsi garantir la qualité du parc. Nous intervenons comme un tiers de confiance pour cette clientèle », présente le dirigeant.
Avec ce nouveau produit, l'objectif pour Louis est de proposer à ses clients la meilleure projection financière possible concernant le mobilier de l'entreprise en question et les mesures associées. Pour offrir un tel service, la startup toulousaine se basera principalement sur du traitement d'images avec des algorithmes spécialement conçus à cet effet, et l'usage de QR-codes sur les mobiliers concernés, notamment pour faire remonter des altérations importantes. De ce fait, Louis compte recruter une dizaine de personnes en 2024 dédiée à ce projet.
Après avoir vendu du mobilier de bureau à la pièce pendant cinq années, la jeune entreprise se lance désormais vers le modèle économique complémentaire de l'abonnement (SaaS), qui trouve déjà son public. « Aujourd'hui, nous avons cinq projets confidentiels pour le moment (un projet pour un client, ndlr) à développer pour 2024. Avec eux, nous devrions arriver aux 50.000 tonnes de Co2 évitées dès 2025 », se félicite Thomas Devineaux.