Les promesses étaient grandes de la part des pouvoirs publics, en 2012 : plus de 2.000 emplois sur ce foncier économique à terme. Douze ans plus tard, les activités privées installées aux Portes du Tarn - à 30 minutes de voiture par l'autoroute depuis Toulouse en direction d'Albi et situées à cheval sur les communes de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) et Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne) - se comptent sur les doigts d'une main. En plus de l'air de services qui dynamise les lieux, la zone d'activités économiques n'accueille pour le moment que la coopérative viticole Vinovalie et sa centaine de salariés, avec ses lignes d'embouteillage, sa zone de stockage et ses services administratifs et financiers.
« Sur ce type de projet, le temps de l'aménagement est toujours un temps long, mais nous espérons maintenant accélérer », témoigne Valérie Laumond, la directrice de la société publique locale d'aménagement Les Portes du Tarn, auprès de La Tribune. Cette dernière s'est ainsi vu confier, par les collectivités concernées, jusqu'en 2042 la mission d'aménagement de la zone économique. La mission est grande tant le terrain de jeu est immense pour la SPLA, détenue notamment par le conseil départemental du Tarn à 25% et la région Occitanie pour un tiers de son capital. Si Les Portes du Tarn reposent sur 198 hectares de surface, en réalité seulement 111 hectares sont commercialisables.