Basée à Toulouse et Grenoble, la startup Absolut Sensing est sur le point de mettre en orbite son satellite démonstrateur pour la détection de fuites de méthane depuis l'espace. Dans les prochaines semaines, l'entreprise va également annoncer l'intégrateur qui devra produire sa constellation de 12 satellites. Les détails.Un nouvel acteur du spatial va commencer le déploiement de sa constellation. Implantée à Toulouse, mais aussi à Grenoble, la startup Absolut Sensing va envoyer dans l'espace son premier satellite. Le lancement est attendu pour le dernier trimestre de l'année 2024, avec le lanceur Falcon 9 de l'Américain SpaceX. « Nous avons une fenêtre de tir de début octobre à fin novembre. Mais on nous a indiqué que cela devrait intervenir la première quinzaine d'octobre », indique le CEO Tristan Laurent.
Absolut Sensing, fondée en 2021, va mettre en orbite un cubesat 16u produit par le Lithuaniens NanoAvionics. Un prototype, avant le déploiement d'une constellation bien plus importante dans un futur proche, qui doit permettre d'identifier les fuites de méthane sur la planète. « C'est le principal polluant responsable du réchauffement climatique », rappelle régulièrement le dirigeant. L'idée est donc d'identifier, d'analyser et d'alerter les décideurs publics et privés en cas de fuite avérée.
« Ce premier satellite va être un démonstrateur pour nous, qui va venir valider la chaîne de traitement de l'information définie par nos soins. Dans le même temps, cela va aussi nous permettre d'intensifier la collaboration avec nos clients pilotes », commente l'entrepreneur.
Trois intégrateurs dans la course pour remporter le marché
Par exemple, la startup toulousaine travaille depuis ses débuts avec le groupe TotalÉnergies, pour identifier les fuites de méthane sur ses sites industriels comme les plateformes pétrolières. « Après une collaboration pilote, nous venons de signer avec eux un contrat d'achat de données », fait savoir Tristan Laurent. Un contrat qui vient s'ajouter à la collaboration commerciale avec la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA), dans le cadre du programme Copernicus, qui va octroyer un million d'euros par an de chiffre d'affaires pendant cinq ans dès cette année.