« D'ici trois ans, nous serons présents dans toute l'Afrique francophone » (Jean-François Auclair, O2)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
LA TRIBUNE AFRIQUE - Après votre succès en France, vous posez le pied en Afrique, d'abord en Côte d'Ivoire et au Sénégal et désormais au Maroc où est prévu un développement très ambitieux. Qu'est-ce qui rend le marché marocain si attractif pour votre marque ?
JEAN-FRANÇOIS AUCLAIR - La première chose est que notre marque ne peut pas se développer dans certains pays, tout simplement parce qu'un opérateur téléphonique anglais s'appelle aussi O2. De ce fait, notre marque est bloquée dans certains pays et nous avons un accord avec cet opérateur qui stipule qu'ils ne peuvent pas s'installer en France. Cette réalité fait donc que nous ne pouvons développer nos services que dans les pays francophones et comme il y en a plusieurs en Afrique, ce continent devient une destination naturelle. C'est la raison pour laquelle nous avons commencé en Côte d'Ivoire, au Sénégal et au Maroc pour l'instant. Nous sommes en discussion avec un candidat en Tunisie.
Le deuxième point, c'est que l'Afrique se développe de plus en plus vite. Dans chaque pays africain, il y a des franges de la population qui utilisent déjà les services à la personne, mais plutôt dans un mode non déclaré. Au travers de notre marque, nous voulons apporter l'art de vivre à la française avec les méthodes de fonctionnement qui sont propres à O2 et travailler aussi quelque part sur la reconnaissance des métiers des services à la personne sur le continent africain. Il faut que ces métiers soient déclarés et valorisés. Il existe une clientèle prête à payer pour ce type de services et cela signifie qu'il faut que ces derniers soient d'un certain niveau, avec de la formation, avec des qualités de recrutement, de l'accompagnement.
À lire également
Nous avons trouvé des porteurs de projets pour lesquels cela fait sens et c'est dans ce contexte que nous avons démarré dans trois pays africains. Et si je prends le cas du Maroc où j'étais il y a une dizaine jours, le projet s'y développe relativement vite avec l'objectif justement de s'établir dans plusieurs grandes villes et vu l'accélération du calendrier, le développement devrait être plus rapide que prévu.