RDC : entreprises dans l’incertitude, pressions sur l’Europe face au Rwanda… La crise inquiète
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Congolywood
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Le cessez-le-feu instauré par les rebelles mardi pour des raisons humanitaires a tendance à calmer la situation à Goma, mais tout comme de nombreux habitants, plusieurs chefs d'entreprises ont dû quitter la plus grande ville de la province du Nord-Kivu pour Kinshasa ou pour d'autres capitales des pays frontaliers à la République démocratique du Congo (RDC). « Nous ne savons pas quand nous pourrons y retourner, mais le plus important était de sauver nos vies », confie ce dirigeant d'une société affiliée à la Chambre de commerce et d'industrie franco-congolaise qui requiert l'anonymat.
Depuis dimanche 26 janvier où les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda sont entrés dans la ville de Goma, les acteurs économiques sont inquiets, une inquiétude renforcée par le dernier bilan provisoire des combats émis ce mardi 4 février par les Nations Unies et qui fait état de près de 3 000 morts dont le gouverneur. « Ce qui arrive est catastrophique, bien que la région soit instable depuis longtemps, on n'a jamais vu la situation se dégrader autant », ajoute le dirigeant.
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Dans les secteurs de la finance, des assurances, du transport ou du conseil, certaines entreprises auraient anticipé au regard de la menace qui pesait sur la ville. « Nous entendions de loin des détonnements de bombes et des crépitements de balles et nous suivions l'actualité. Au regard des négociations qui n'avançaient pas, les uns et les autres partageaient leur mauvais pressentiment au sein des groupes Whatsapp où nous échangeons. C'est ainsi que des entreprises privées surtout étrangères ont préféré faire partir leurs collaborateurs quelques jours avant que la situation ne dégénère », explique notre interlocuteur. Les entrepreneurs restés dans la ville ont vécu les coupures d'internet, d'électricité, d'eau... D'autres entreprises, notamment industrielles et commerciales vont devoir se remettre des pillages subis dans le sillage des combats. « Une entreprise productrice de farine dans la ville a été considérablement pillée », raconte un administrateur qui a trouvé refuge à Bukavu aux premières heures des combats. Avec le calme précaire actuel, les denrées alimentaires sont peu à peu accessibles, mais restent onéreuses.
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