C'est une secousse certaine dans l'écosystème de l'innovation à Toulouse. Sa pépite dédiée à la mobilité autonome, et notamment le développement de logiciels consacrés au bon fonctionnement de navettes et tracteurs de marchandises intelligents, est en difficulté. Depuis le milieu de l'été, EasyMile est placée en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Toulouse.
Fondée en 2014, l'entreprise toulousaine est passée en quelques années du statut de start-up prometteuse à celui d'une petite ETI internationale de 280 salariés avec des bureaux dans différents pays. Seulement, l'entreprise a clôturé son exercice comptable 2022, le dernier rendu public, avec un peu plus de 27 millions d'euros de pertes.
L'entreprise justifie cet endettement notamment en raison de ses importants efforts de R&D sur le développement du véhicule autonome tracteur de marchandises, dédié aux grands sites industriels et aux aéroports. Initialement, EasyMile a débuté son histoire dans le transport de passagers, avant que son dirigeant fondateur officialise son pivot vers le transport de marchandises dans une interview exclusive accordée à La Tribune en début d'année 2023.