« Tous les acteurs qui travaillent sur la navette autonome se sont trompés », selon Gilbert Gagnaire (EasyMile)

Pierrick Merlet
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LA TRIBUNE- Votre concurrent lyonnais Navya a été placé en redressement judiciaire début février. N'est-ce pas un mauvais signal envoyé aux acteurs de la mobilité autonome, qui imaginaient cette technologie comme facilement "scalable" et déjà maîtrisée ?
GILBERT GAGNAIRE- Cela envoie un mauvais signal à ceux qui pensent qu'il est facile développer des véhicules autonomes c'est facile et que cela peut scaler (grandir en se dupliquant) demain. Sur les uses cases (les cas d'usages) visés, à savoir les robots taxis autonomes, c'est très loin et cela coûtera très cher. Quant à la desserte du dernier kilomètre, imaginée par Navya et EasyMile, ce n'est pas simple et il y a de bonnes raisons techniques de penser qu'il n'y aura pas de marché scalable* sur le transport de personnes en navette autonome avant 2026 voire 2027.
Selon nos informations, vous avez acté « la fin de vie » de votre navette d'origine sur le transport de personnes et vous travaillez d'ores et déjà avec des constructeurs pour une nouvelle version. Le véhicule en lui-même est-il l'un de ces freins techniques ?
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Tous les investisseurs dans la mobilité autonome font consensus sur un point : ils ont besoin d'un véhicule de six mètres et non de quatre comme c'est le cas aujourd'hui car actuellement le coût de transport par passager n'est pas tenable économiquement. Avec une navette de six mètres de long, nous pourrons mettre une bonne douzaine de passagers assis et un total de 25 personnes à l'intérieur.
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