Installée à Toulouse, Medinbox ouvre pour la première fois son capital, à trois fonds d'investissements, avec qui elle compte renforcer ses ventes aux États-Unis. La PME vend des systèmes qui permettent de réaliser de la captation vidéo et sonore au sein des blocs opératoires. Elle espère doubler rapidement son chiffre d'affaires.C'est une première pour la PME toulousaine, fondée en 2010 par Annabelle et Nicolas Gausserand. Medinbox, reconnue comme une sorte de « Zoom » des blocs opératoires dans le souci de partager de l'imagerie médicale entre professionnels, ouvre son capital à trois investisseurs. Jusqu'à présent, l'entreprise innovante ne comptait dans son capital que la Clinique Pasteur de Toulouse.
« La Clinique Pasteur reste au capital (...) Après la crise de la Covid-19, depuis laquelle nous avons une poussée des demandes, nous devions définir si nous voulions avancer seul mais moins vite, ou avec le soutien d'investisseurs pour accélérer. Jusqu'à présent nous nous étions toujours autofinancés », témoigne Nicolas Gausserand, le CEO de Medinbox, interrogé par La Tribune.
Après plusieurs mois de réflexion, la société innovante a opté pour la seconde option en accueillant dans son actionnariat les fonds Arbevel, Irdi Capital Investissement et GSO Innovation (qui a aussi investi dans la future usine de paracétamol à Toulouse). Pour autant, la direction de la société du secteur médical ne préfère pas communiquer le montant du tour de table.
« Le groupe Abbot est venu nous chercher après la crise sanitaire pour nous commander 200 systèmes, à livrer en moins d'un an. À ce moment-là, nous produisions alors une trentaine d'unités par an, presque à flux tendu. Avec cette commande, nous sommes passés d'une organisation artisanale à une structure industrielle, avec des gros trous de trésorerie quand cette importante commande est arrivée », se remémore l'entrepreneur et qu'il ne veut sans doute pas connaître à nouveau.
Un modèle économique qui repose sur deux jambes
Le modèle économique de Medinbox repose effectivement sur une partie hardware, mais aussi software. Hardware tout d'abord par la vente de matériels pour équiper totalement un bloc opératoire en captation vidéo et sonore, afin de filmer avec une grande qualité des interventions médicales en cours. En parallèle, la PME commercialise des licences annuelles, et donc sous forme d'abonnement, pour accéder à plusieurs fonctionnalités comme le partage de l'image avec d'autres professionnels de santé, à distance ou encore un service de cloud pour stocker les vidéos des interventions médicales.