Terres arables et investissement : le chaînon manquant de la réglementation
Aboubacar Yacouba Barma
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Dans le combat qui a longtemps marqué la grande «ruée» vers les terres arables africaines, la tendance ne cesse de s'inverser. Les petits exploitants ont pris conscience de la nécessité de faire front contre l'hégémonie des puissantes multinationales qui s'appropriaient les milliers d'hectares de ces terres, aidés en cela par la complicité des gouvernants africains qui regardaient plus du côté des investisseurs que des déséquilibres socio-économiques que ces deniers engendraient par leur action.
Grâce notamment aux efforts de la société civile, les enjeux locaux s'inscrivent progressivement en haut de la liste des facteurs à prendre en compte dans la signature des contrats à coups de milliards que valent ces terres sur le marché international.
Aujourd'hui, les flux d'investissements que draine le secteur agricole sur le Continent montent en puissance. En cause, la concurrence effrénée et des Etats davantage intéressés par l'impact de ces flux. Et si l'on est certes encore loin de la masse critique des investissements dont l'Afrique a besoin pour combler son déficit en infrastructures -notamment agricole, la tendance qui se dégage des derniers chiffres sur les IDE en Afrique montre que ce secteur attire de plus en plus l'intérêt des capitaux internationaux.
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L'une des raisons qui expliquent cet engouement latent, c'est la dynamique à laquelle l'on assiste actuellement sur le Continent et qui consiste en la mise en œuvre de véritables réformes agraires pour améliorer le climat des affaires dans le secteur et le rendre, par conséquent, davantage compétitif. Autre constat, les pays africains sont désormais engagés dans l'amélioration de leur environnement des affaires liées aux secteurs agricole et agroalimentaire. Une amélioration qui se traduit par la réforme des politiques publiques visant le régime foncier, les subventions aux intrants, les incitations à la production, la transformation locale, etc.
Aboubacar Yacouba Barma
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