Labellisation AOP : quel avenir pour la châtaigne des Cévennes ?
Valentine Ducrot
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Labellisée AOP, la châtaigne des Cévennes revient sur le devant de la scène
Daniel Mathieu
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Labellisée AOP, la châtaigne des Cévennes revient sur le devant de la scène
Daniel Mathieu
Sur les quelque 80.000 hectares de châtaigniers que compte le bassin cévenol, seuls 1.700 hectares sont exploités, généralement en pluricultures, par près de 600 producteurs, pour un volume global de 1.500 tonnes.
Conscients du potentiel et de l'avenir de la castanéiculture, une poignée d'entre eux - répartis sur 204 communes dans le Gard, l'Hérault, la Lozère et deux dans le Tarn et de l'Aveyron - se sont regroupés autour de l'organisme de défense et de gestion Châtaigne des Cévennes pour engager une démarche de valorisation de leur production. En septembre 2020, ils ont fini par obtenir l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC), la châtaigne des Cévennes rejoignant ainsi d'autres produits du territoire comme l'oignon doux ou le pélardon. En janvier 2023, une nouvelle étape est franchie avec la reconnaissance AOP.
Fruit symbole d'un vaste territoire, la châtaigne cévenole, surnommée "l'arbre à pain", était présente dans l'alimentation quotidienne dès le XIe siècle et a nourri des générations. Mais les variations climatiques, les épidémies de peste et la Guerre de cent ans ont amorcé le déclin des châtaigneraies, avant une brève renaissance au milieu du XIXe siècle. Maladies et parasites ont ensuite contraint les castanéiculteurs à se tourner vers la polyculture ou l'élevage de mouton, modèle qui convient néanmoins parfaitement aux châtaigneraies.
Valentine Ducrot
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