Midi Capital emmène dix startups à la conquête de la Silicon Valley
Lucile Cantet
Lucile Cantet
Avec ses 200 000 sociétés et plus d'un million de salariés, la Silicon Valley est aujourd'hui l'épicentre mondial de l'innovation. Sur la côte ouest des États-Unis, dans la baie de San Francisco, ce pôle de l'industrie de pointe est l'objet de tous les fantasmes des chefs d'entreprise.
Dix d'entre eux vont pouvoir partir à la découverte de ce haut-lieu du numérique grâce au Silicon Valley Camp, programme mis en place notamment par Midi Capital, le fonds d'investissement toulousain dirigé par Rudy Secco.
Parmi les 10 startups sélectionnées, on retrouve des niçoises, une parisienne, une rennaise et la toulousaine CityMeo. Cette startup de Midi-Pyrénées, dirigée par David Keribin, a été hébergée au Camping de la TIC Valley. Elle propose à des entreprises de communiquer en interne ou pour faire de la publicité via différents écrans. La société a été choisie par le cabinet d'avocats Vaughan, également partenaire de l'événement.
Avec ses 9 comparses, l'équipe part donc en business trip en Californie. Le voyage comprendra des temps de rencontres individuels entre les startups et leurs possibles partenaires américains, ainsi que des séances en groupes de "networking", avec des professionnels sur place et des visites d'entreprises. "Rien n'est fixé, mais nous allons essayer de visiter Google ou Facebook pour sentir l'esprit de la Silicon Valley", annonce David Domingues, manager chez Midi Capital, et qui accompagne les entrepreneurs français.
Depuis plusieurs mois déjà, les startups préparent ce départ et prennent les premiers contacts sur place. Comment se vendre aux États-Unis ? Comment préparer un pitch ? Qui contacter et qui rencontrer ? Autant de questions que se posent les jeunes entrepreneurs français à l'aube de leur voyage. Une équipe est là pour les coacher et leur apprendre à convaincre des investisseurs californiens.
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Les startups partent avec des objectifs différents selon leur projet et leur stratégie de développement. Certaines veulent simplement prendre des contacts quand d'autres espèrent une implantation aux États-Unis. C'est le cas de CityMeo. La startup toulousaine ne veut pas manquer ce rendez-vous. Elle espère vendre son boitier en Californie.
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Un objectif ambitieux mais le coach de Midi Capital, David Domingues, est optimiste. "Les startups ne vont pas toutes trouver des investisseurs, mais si une ou deux obtiennent des fonds, ce sera déjà bien." Le départ est prévu pour la fin mai. D'ici là, le travail de préparation se poursuit, et Midi Capital organise les futurs rendez-vous avec les investisseurs.
Lucile Cantet