Ingénierie aéronautique : pourquoi la multinationale Infosys s'implante à Toulouse

Gael Cérez
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Infosys dispose de centres de développement en Allemagne, en Pologne, en Angleterre. Pourquoi décider d'en installer un à Toulouse ?
J'avais pris la décision de regrouper les ressources sur trois pôles en France : Paris, Lille et Toulouse, en fonction de la présence de nos clients. Avec le développement de nos affaires en France, notamment avec Airbus depuis un an, il nous fallait un centre en France. Nous l'avons mis à Toulouse où nous avons un client important avec qui les choses se passent bien, et à qui nous voulons montrer que nous allons investir. L'ouverture de ce centre montre clairement notre volonté d'approfondir notre relation avec Airbus. Qui plus est, Toulouse dispose d'un bassin d'emplois riche à long terme et d'un potentiel avec d'autres clients dans la région. C'est un centre pour la France, mais dont nous pourrons nous servir pour le reste de l'Europe.
En quoi sera-t-il différent de votre bureau à Paris ?
Les compétences ne seront pas tout à fait les mêmes. À Paris, il s'agit de ressources commerciales, de relations clients et de gestion de projets. À Toulouse, il y aura beaucoup de compétences d'ingénierie et dans le développement technique des projets. On sera plus en production. Enfin, à Paris, nous allons faire nos projets chez nos clients. Ici, à Toulouse, ils seront menés dans nos murs.
Quelle part de l'activité toulousaine sera dédiée à Airbus ?
Aujourd'hui, la moitié du centre est dédiée à Airbus et l'autre aux autres clients. Airbus nous a soutenu dans ce projet car c'est notre client principal à Toulouse. D'ici, nous pourrons servir des clients ailleurs. Des employés de Toulouse travaillent pour Alstom par exemple. Cela n'est pas un problème car nos équipes sont habituées à travailler avec des gens basées dans un autre endroit.
Pourquoi vous rapprocher d'Airbus dans ce cas-là ?
Nous travaillions déjà à Toulouse dans les locaux d'Airbus ou dans des bureaux loués. Il fallait quelque chose de plus organisé.
Gael Cérez