Fusion des régions, une opportunité pour les cabinets de conseil ?

Gael Cérez
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"La fusion des régions crée un marché pour les cabinets de conseil", confirme Nathalie Van Vliet, associée à EY (ex-Ernst and Young) secteur public, l'un des quatre plus importants cabinets d'audit au monde avec Deloitte, KPMG et PricewaterhouseCoopers.
S'il s'avère nécessaire, le recours au conseil devrait se faire "avec raison et modération", selon Nathalie Van Vliet. Les "contraintes budgétaires pesant sur les collectivités", les échanges de bonnes pratiques entre les administrations régionales, notamment via l'ARF, et les compétences internes en organisation et gestion de projet dont se dotent les Régions depuis quelques années, "peuvent limiter le recours au conseil extérieur", explique l'associée chez EY.
Les collectivités pourraient cependant avoir recours aux cabinets de conseils pour l'aide à la décision "pour, par exemple, unifier les fonctions financières et harmoniser les systèmes d'information et les outils de RH", le pilotage de projet et "l'appui à la conduite du changement".
"Les premières missions commencent à tomber, reconnaît un cadre toulousain de Deloitte. Mais 10 ans de chiffre d'affaires, c'est très exagéré." Impossible d'en savoir davantage, Deloitte refusant catégoriquement de s'exprimer sur le sujet.
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Professeur à l'université de Paris Est Marne la Vallée, où il enseigne l'économie sociale et les politiques publiques, Michel Abhervé estime lui aussi exagéré les "10 ans de chiffre d'affaires" et considère qu'il faudra "un ou deux ans de missions de conseils pour aider à harmoniser les politiques".
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