Vins : comment faire face au changement climatique ?

Paul Périé
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Adaptation des techniques de cultures, travail sur le matériel végétal ou encore recherche de cépages adaptés à des températures plus chaudes... Les professionnels du vin tentent depuis plusieurs années de trouver des solutions au changement climatique. À l'Institut français de la vigne et du vin (IFV) Sud-Ouest, les 14 ingénieurs et techniciens travaillent déjà sur ces questions.
"Pour l'instant, le Sud-Ouest, qui bénéficie d'un climat océanique tempéré est moins impacté par le changement climatique que les vignobles méditerranéens par exemple, mais c'est une problématique que nous prenons en compte", assure Olivier Geffroy, ingénieur agronome et œnologue à l'IFV Sud-Ouest.
Lancé en 2012, un programme de l'Inra baptisé Lacave visait à étudier l'impact du changement climatique à long terme et les stratégies d'adaptation au niveau national. L'idée était de réunir climatologues, économistes, sociologues et agronomes "autour des solutions techniques mais aussi organisationnelles et humaines", selon Nathalie Ollat, co-animatrice du programme à Bordeaux. "De grandes tendances d'adaptation se dessinent mais elles vont se décliner localement, à l'échelle d'un vignoble, voire d'une appellation. Il peut s'agir par exemple de valoriser des terroirs plus frais", poursuit-elle.
Un constat partagé par l'IFV Sud-Ouest :
Dans le cadre de l'appel à projet européen Sudoe, l'IFV Sud-Ouest a ainsi fait une proposition de travail sur différentes techniques de désalcoolisation à toutes les étapes du processus de fabrication du vin. Depuis le contrôle du nombre de feuilles sur les ceps, à l'utilisation de levures produisant moins d'éthanol lors de la vinification, jusqu'à la mise en place de procédés membranaires pour réduire le taux d'alcool dans le vin. "Si nous remportons cet appel à projets, les recherches devraient prendre deux ans et demi environ et débuter lors des vendanges 2016", indique Olivier Geffroy.
Paul Périé