Spatial : quand les entreprises toulousaines iront marcher sur la Lune
Thibaud Vadjoux
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Dans moins de 15 ans, les grandes puissances spatiales devraient revenir sur la Lune. La France, avec l'Agence spatiale européenne (Esa), sera sur la rampe de lancement. L'industrie aérospatiale toulousaine, dont les compétences et la capacité d'innovation en la matière sont reconnues, ne devrait pas manquer ce rendez-vous.
À l'automne dernier, Johann-Dietrich Woerner, le nouveau patron de l'Esa, frappait les esprits, en affirmant devant la communauté spatiale son souhait de voir la création d'un village lunaire ("moon village"), en vue notamment de fournir un grand projet international après la Station spatiale internationale (ISS) dont la fin de vie est programmée pour 2024.
On en saura un peu plus sur ce projet en fin d'année, au Congrès ministériel de l'Esa qui l'examinera.
La création d'une base lunaire profiterait clairement à l'industrie aérospatiale de Toulouse. À commencer par la conception des futurs lanceurs Ariane 6 (prévus pour 2020) "qui constitueront une solution idéale pour une mise en orbite autour de la terre avant un voyage vers la Lune", avance Bernard Foing.
La métropole se distingue aussi en matière de système de pilotage et de guidage des lanceurs où elle profite de synergies fortes avec l'industrie aéronautique. Il faudra également réfléchir à la conception d'un alunisseur, faisant le "taxi" de la Lune à une station en orbite et pouvant transporter du matériel pour que le village lunaire puisse être édifié par des robots.
Thibaud Vadjoux
Comment Toulouse pourrait participer à l'aventure lunaire ?