Business : ces entreprises toulousaines qui se développent en Afrique

Florine Galéron
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Tridem Pharma fêtera cette année ses 30 années d'implantation en Afrique. Basé à Escalquens, le distributeur de médicaments réalise depuis sa création 98% de son chiffre d'affaires sur ce continent. "Désormais, nous sommes implantés sur l'ensemble des 21 pays francophones de l'Afrique avec 18 bureaux, 530 salariés sur place et 39 personnes à notre siège toulousain", présente Gérard Baylé, PDG de Tridem Pharma.
Une stratégie d'export payante puisque le groupe connaît une forte croissance depuis sa création (+9% rien qu'en 2015) et affiche près de 90 millions d'euros de chiffres d'affaires l'an dernier. Et les perspectives de croissance s'annoncent tout aussi radieuses selon le dirigeant : "Les pays d'Afrique subsaharienne connaissent entre 4 et 6% de croissance annuelle de leur PIB. La population va elle doubler d'ici 35 ans, les besoins sont énormes".
À l'instar de Tridem Pharma, plusieurs entreprises toulousaines ont décidé de développer leurs affaires en Afrique. Elles ont tendance à privilégier les pays francophones en fort développement économique. "Le trio de tête est composé de la Côte d'Ivoire du Sénégal et du Cameroun", énumère Christophe Camperi-Ginestet, président de Sunwaterlife, startup toulousaine qui a mis au point un purificateur d'eau portable et alimenté par panneaux solaires. Même constat pour Tridem Pharma qui a installé son siège africain en Côte d'Ivoire et qui relève aussi le développement prometteur du Gabon et du Congo. "Les pays francophones sont plus accessibles en raison de la langue et du système administratif calqué sur le modèle français", complète Gérard Baylé.
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Au-delà de cette histoire commune, l'export en Afrique nécessite néanmoins une bonne connaissance du terrain. "En France, il existe la carte Vitale, la Sécu, les mutuelles. En Afrique, tout reste à faire. 80 % des habitants n'ont pas de couverture maladie. Si vous allez à l'hôpital mais que vous n'avez pas d'argent, on ne vous prendra pas en charge", explique Lassina Gbakale, cofondateur de Yenni.
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