Industrie du futur : pourquoi la PME aéronautique Sud Aéro investit dans un robot
Romain Chevalier
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"Je suis fier de pouvoir proposer des emplois en France." Cette phrase résume bien la stratégie de Serge Assorin, le fondateur de Sud Aéro. Implanté à Merville (siège social), le fabricant de pièces métalliques pour l'aéronautique vient de faire un choix stratégique : moderniser l'une de ses usines, plutôt que de délocaliser l'activité.
Constituée de 150 personnes, la société (24 M€ de chiffre d'affaires en 2016) a en effet décidé d'investir 4,5 millions d'euros dans l'installation d'un robot nouvelle génération et de dix nouvelles machines d'usinage. L'objectif : optimiser ses coûts de production et ainsi répondre de manière satisfaisante aux besoins de son principal client, Airbus. Sud Aéro réalise pour l'avionneur européen l'usinage, la chaudronnerie, le traitement de surface, la peinture et l'assemblage des premières pièces des séries dans ses 5 usines.
Si le carnet de commandes du géant de l'aéronautique Airbus est garni pour plusieurs années, les PME sous-traitantes ont beaucoup plus de mal à suivre la cadence. Depuis sa création en 1990, soit il y a 26 ans, Sud Aéro vit avec une visibilité de seulement deux mois. L'automatisation d'une partie de la production devrait lui permettre de voir à plus long terme, sur deux voire trois ans.
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Le robot sera installé dans le bâtiment dédié à l'usinage (usine de Saint-Alban) au cours de l'été. Sa sélection ainsi que son installation a été confiée à Actemium Toulouse Robotique et Automation (filiale de Vinci Énergies), une société spécialisée dans la robotisation des procédés industriels. Un choix qui revêt une importance capitale pour Serge Assorin.
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