À Toulouse, Scentair France se positionne sur le "marketing olfactif"

Gael Cérez
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C'est un secteur presque invisible mais loin d'être inodore. Leader mondial de "l'ambiance olfactive", ScentAir parfume les intérieurs des magasins, hôtels, cliniques ou maisons de retraite. La société toulousaine profite du marché en pleine expansion du "marketing olfactif" qui consiste à utiliser des odeurs afin de déclencher des émotions et de rendre plus agréable un univers (et, in fine, déclencher un acte d'achat chez le consommateur).
Créée en 1997 à Toulouse sous le nom Parfum Indigo avec des fonds de l'Irdi et de la Caisse des dépôts et consignation, l'entreprise est rachetée par le normand Lampes Berger en 2003. Elle devient alors Air Berger. "Nous avions besoin d'un industriel pour financer la croissance et la R&D. Lampes Berger a rapatrié la production en Normandie tout en en maintenant l'équipe à Toulouse", retrace Pascal Charlier.
Dix ans plus tard, la société change à nouveau de propriétaire et passe sous bannière américaine. Devenue filiale française de ScentAir, l'entreprise en adopte les méthodes commerciales : plutôt que vendre des machines à senteurs, ScentAir les loue et s'assure un revenu récurrent. De l'audit pour déterminer le produit adéquat en passant par l'installation du diffuseur jusqu'à sa maintenance, son modèle "full service" a convaincu 2 200 de ses 5 000 clients français.
En 2015, ScentAir France a récupéré la gestion des distributeurs européens, renforçant ainsi sa place dans l'organisation du groupe. Ses résultats et ses effectifs ne cessent de progresser. De 1,8 millions d'euros en 2013, son chiffre d'affaires atteindrait "entre 5 et 10 millions d'euros" aujourd'hui. Dans le même temps, l'entreprise est passée de 9 employés en 2013 à 33 l'an dernier. "Nous avons embauché neuf personnes l'an dernier", s'exclame le directeur général.
Gael Cérez