Secteur du livre : la lente transition au numérique en Occitanie
Maxime Birken
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Dans l'optique de la future fusion des deux agences, Languedoc-Roussillon Livre et Lecture (LR2L) et le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées (CRL) ont travaillé conjointement à l'élaboration d'un dossier : "Le livre en Occitanie". Les deux organismes régionaux ont tenté d'établir l'état des lieux du secteur à travers ses différents acteurs : auteurs, librairies et maisons d'édition.
Le rapport qui en ressort fait état d'une bonne santé du secteur du livre en Occitanie. Il va également permettre à l'État et la Région d'obtenir des données objectives pour orienter et conduire les politiques dans le secteur du livre. Ce dernier représente dans la région Occitanie 11 400 emplois pour 137 millions d'euros de chiffre d'affaires par an (à titre de comparaison, le secteur de l'aéronautique en Occitanie représente un chiffre d'affaire global de 10 milliards d'euros -hors Airbus- et plus de 70 000 emplois selon le Conseil régional). Cependant, le rapport pointe des lacunes, notamment sur la transition numérique du secteur. Pour Marie-Christine Chaze, présidente de LR2L, "il faut protéger le livre, car le numérique bouleverse le milieu et pousse à redéfinir le secteur dans sa globalité".
Premier maillon de la chaîne du livre, les auteurs se disent particulièrement concernés par les changements apportés par le numérique à leur domaine d'activité. 83 % des auteurs de la Région Languedoc-Roussillon interrogés pour ce rapport indiquent avoir modifié leur façon d'écrire et de créer avec le numérique. 61 % d'entre eux indiquent que leurs éditeurs leur proposent dorénavant une publication numérique.
Une autre facette du numérique ressort du rapport : l'utilisation des réseaux sociaux. Encore très peu tournés vers ces derniers, seulement 29 % des 486 auteurs répertoriés en Région Languedoc-Roussillon ont un compte Facebook et/ou Twitter, soit 147 auteurs. Principale raison de cette absence sur les réseaux sociaux : le manque de temps.
À l'inverse des auteurs, les manifestations littéraires sont bien représentées sur Internet avec 97 % de présence sur Facebook ou un site internet. Cependant le rapport dresse un constat étonnant. Les sites web et blogs sont délaissés au profit du réseau social Facebook, mais à la question "Comment vous informez-vous sur un événement littéraire", le rapport constate que les organisateurs ont une préférence pour les sites internet. Et ce alors même qu'ils n'alimentent pas ou peu leurs propres sites et que ce sont les réseaux sociaux, régulièrement alimentés, qui devraient être la première cible de recherche. Le rapport en déduit que le public suit la même démarche pour obtenir des informations et que les organisateurs auraient tout intérêt à se mettre dans la peau de leur public pour concevoir et alimenter leur communication web.
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Maxime Birken